Logo_Republique_Francaise.pngDepuis un certain temps, il devient assez systématique de reporter à l’après livre blanc sur la défense te la sécurité les décisions d’achat ou de commande de nouveaux matériels. Le PA2, le second lot des frégates FREMM, des avions , des missiles, des blindés, des hélicoptères, j’en passe et des meilleurs. Je peux comprendre que certaines capacités peuvent être suspendus à la rédaction de ce document, mais je doute que l’on puisse lui faire porter l’ensemble des retard qu’on lui attribut.

En effet de deux choses l’une. Soit notre politique extérieur change du tout au tout, et donc abandonnant des pans entiers de notre activité actuelle, il est nécessaire de modifier en profondeur notre politique d’armement. Soit nous allons adapter quelque peu cette politique, et auquel cas, une certain nombre de commande ne devrait pas se réfugier derrière ce paravent. Car enfin mettons nous d’accord, le vrai problème ce n’est pas une inadaptation de notre stratégie par rapport au monde, mais bien une inadaptation de nos ambitions par rapport à nos moyens. Dès lors le soucis n’est pas ce que nous voulons faire, mais ce que nous somme capable de financer, et de ce point de vue, les chiffres sont connus. Certes, il convient d’adapter notre stratégie au monde actuel, ce qui peut supposer certains ajustement dans les moyens que nous consacrons à notre défense, mais pas au point de remettre en cause un second porte-avions (que l’on soit pour ou contre). Le seul problème du PA2, pour ne citer que cet exemple, ce n’est pas son utilité, c’est son coût important.

Ce que je ne voudrais pas, c’est que le livre blanc, par ailleurs très important pour notre défense, ne serve qu’à justifier à posteriori des décisions dont les vrais motifs sont uniquement budgétaires.