FREMM.pngLa problématique de l’achat d’un second porte-avions a fait fleurir un grand nombre d’articles de prospective sur le futur format de la marine nationale. Le lecteur pourra se référer aux articles parus sur les blogs : http://militaryblog.free.fr/index.php?post/2007/09/04/LUS-Navy-a-1000-navires http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/09/le-deuxime-port.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/la-marine-nationale-franaise-coule.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine_09.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine_20.html http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105541

Dont une bonne partie était issue de la réaction à un article paru dans Technologie & Armement n°7

Or donc, le dernier développement de l’affaire semble être que l’Elysée à tranché en faveur d’un second PA, mais en divisant par 2 le nombre de FREEM. Si je peux comprendre la logique du gouvernement dont le travail est de faire des choix qui soit en adéquation avec ses moyens limités, j’ai un peu peur du déséquilibre.

Tout d’abord, ainsi qu’il est dit dans l’article de Mer et Marine, il n’est pas certain que le fait de diminuer le nombre de FREMM, va faire économiser tant d’argent que cela. Les exemples de programme militaire allongé et coûteux ne manque pas. Diminuer la quantité commandée, quand le coût d’une frégate reposait justement sur l’effet de série va sans doute faire augmenter la facture unitaire. D’autre part, quid des capacités opérationnelles. Si 6 FREMM ASM sont considérées comme le minimum pour assurer la défense des nos SNLE, qui va assurer cette défense pour le PA. La marine ne risque-t-elle pas de se retrouver avec des gros bateaux (4 SNLE, 6 SNA, 2 PA, 2 BPC), mais très peu de bâtiments d’escorte pour ces « capital ships ».

Que l’on se comprenne, je suis un partisan d’un second PA, mais je m’inquiète de la cohérence de l’ensemble. Un second PA sans groupe aérien propre, sans équipage et sans frégates pour l’escorter, cela ne fait un second groupe aéronaval. Cela fait juste un bateau à 3 milliards d’euros pour remplacer le Charles de Gaulle tous les 7 ans. J’exagère un peu, mais pas tant que cela je pense. Car enfin, sans tous ces additifs, est-ce que cela ne revient pas à faire passer la disponibilité du groupe aéronavale de 70% à 100% pour le double du prix ? Cela fait un peu chère payé, vous ne trouvez pas ? Il faut espéré qu’il y aura au moins un équipage affecté en permanence, ne serait-ce parce que les deux porte-avions seront radicalement différents, et demanderont donc des compétence différentes, et cela prend su temps. Les équipages ne sont pas interchangeables sur commande.

Il reste donc à voir comment tout cela va être mis en cohérence. Le raisonnement derrière cela est peut-être de faire de la Marine Nationale, une marine leader autour de laquelle les autres marines européennes viendront se greffer en apportant leur navire. Un embryon de défense européenne ? L’avenir dira si les décisions actuelles auront été des coups de génie stratégique ou un simple calcul budgétaire comme on en a souvent vu.