les gouvernements allemand et français définirent leur demande pour un hélicoptère multi-rôles pour le champ de bataille. Les entreprises retenues furent l'Aérospatiale et MBB qui travaillèrent en coopération.

Ce fut le 2e hélicoptère spécifiquement conçu pour les théâtres de combat européens. En Italie, un hélicoptère du même type avait déjà fait un premier vol : l'A129 Mangusta.

Après une longue période de gestation peu fructueuse et en raison de son coût élevé, le programme fut d'abord annulé en 1986 puis repris l'année suivante. En novembre 1989, la société Eurocopter reçut un contrat pour fabriquer cinq prototypes dont une version allemande anti-char et une version française d'escorte. Le premier prototype vola en avril 1991. Lorsque les divisions Hélicoptères des sociétés Aérospatiale et MBB fusionnèrent en 1992 pour former le groupe Eurocopter, le programme Tigre y fut intégré.

L'hélicoptère fit sa première apparition publique importante dans le film James Bond Goldeneye en 1995 où le vol d'un prototype est un élément essentiel de l'intrigue (il faut noter cependant que le vrai Tigre n'a pas de « cockpit éjectable », comme dans le film. Seul l'hélicoptère russe Kamov Ka-50 Hokum possède un système d'éjection du pilote).

La production en série commença en mars 2002. Le premier Tigre réceptionné (HAP 2001) a été livré à l'École franco-allemande (EFA) de l'Aviation légère de l'armée de terre en avril 2005.

En décembre 2001, l'Australie passe une commande pour 22 machines de type reconnaissance armée (ARH), avec tourelle canon, roquettes et missiles air-sol américains Hellfire. Une partie de l'assemblage aura lieu sur place.

En décembre 2005, l'Espagne commande 24 appareils équipés de moteurs plus puissants (de 14%), le Tigre HAD (appui feu & destruction) qui combine canon, roquettes et missiles air-sol.

Au 1er juin 2006, 28 Tigre de série volaient, dont 18 livrés à des clients de quatre pays. Ces 28 appareils avaient accumulé environ 4000 heures de vol.

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