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Marine - MilitaryBlog

vendredi 09 octobre 2009

Des BPC pour la marine russe

9 10 2009

BPC.pngAu départ, j’ai cru à un canular, alors j’ai commencé à cherche plus en avant, et j’ai confirmé ce que j’avais lu sur un ou deux sites spécialisés. C’était bien avant que les blogs plus institutionnels n’en parlent. Justement comme personne n’évoquait le sujet, je me suis dit que c’était peut être une rumeur, comme il en circule parfois. Ajouter à cela les déclarations donquichottesque des militaires russes (ils nous expliquent qu’ils vont monter une flotte autour de 5 ou 6 porte-avions), je n’avais pas vraiment pris l’info au sérieux. Cependant il semble que la volonté russe soit réelle, tout autant que l’ouverture française. De quoi s’agit-il. La marine russe souhaite acheter un Navire de la classe des BPC Mistral Français. Un construit, plus 3 ou 4 en licences chez eux avec le transfert technologique qui va avec. Plusieurs remarques :

  1. C’est une première que les russes achètent leurs armements à l’étranger, ce qui en dit long dans la confiance qu’ils ont dans leur propre industrie de construction navale. Un officiel russe affirmant que le projet, s’il devait être russe prendrait au moins 10 ans avant d’aboutir, s’il aboutit
  2. Décidément la guerre froide est bien morte, même si les russes ne sont quand même pas adressés aux américains
  3. De notre coté aussi, la réponse de base n’a pas été non, ce qui en dit long sur les changements de mentalité mais aussi sur notre besoin de contrat export

Ce sujet porte en lui de nombreuses questions. Certes la partie française a clairement fait savoir que l’accord commercial était lié à un accord politique. Je me demande d’ailleurs, dans quelle mesure notre allié américain va être consulté ?, Cependant, cet accord politique, s’il intervient, nécessitera quelques éclaircissements

  1. Quel type de transfert de technologie. On nous explique que la construction d’un BPC repose sur des technologies civiles, certes, mais dual tout de même puisque c’est un bâtiment militaire. Pas si simple à construire que cela, puisque les russes ne peuvent le faire seul. Il n’y pas d’ailleurs que la construction du bateau, le BPC est aussi un PS d’état-major avec réseau et transmission, cela fait-il partie de la demande, il est probable que oui. Si la seul capacité de transport était demandé, ils pourraient commander un navire de type RO-RO dans n’importe quel chantier naval du monde
  2. Qui fera l’intégration des systèmes de combat, armements et communications russes. Nos industriels, notamment Thales ont des compétences pour avoir travaillé dans le passé avec l’industrie aéronautique russe, mais je suppose que ces derniers vont veiller à ce que cette coopération ne nous en apprenne pas trop sur leurs systèmes.
  3. Comment gérer le fait de fournir un armement à un pays qui pourrait bien se retrouver en conflit avec nous, même de manière indirecte. La mention par la partie russe du besoin d’un BPC lors du dernier conflit en Géorgie est pour le moins embarrassant, même si elle a le mérite d’être claire. Que faire si on se retrouve en face de notre propre construction ? Certes on en connaitra les vulnérabilités, mais il se pourrait aussi que l’on doive les indiquer à nos alliés (américains par exemple) si c’était eux et pas nous en face. Et comment gérer diplomatiquement la morts de soldats alliés par un armement « made in France »
  4. Comment s’assurer que les russes ne vont pas proposer une copie « dumpé » du navire une fois qu’ils en auront la technologie, avec la possibilité qu’il se retrouve entre les mains des chinois par exemple. On sait que les russes ne font pas grand cas de la propriété intellectuelle, alors …. On s’est d’ailleurs déjà fait avoir par les espagnols sur les sous-marins. C’était déjà DCNS…
  5. Comment vont-ils payer ? avec la crise et la baisse du prix du baril, les finances ne sont pas aussi bonnes qu’avant.

Peut-être que je me pose plus de questions que sur la vente de Rafale à la Libye, qui fut notre ennemie (et qui l’est peut-être encore, sinon pourquoi la mission Epervier existe encore ?), qui est une dictature avec un mégalo à sa tête. Peut-être est-ce juste des relents de guerre froide, que le monde a définitivement changé. Peut-être que cette demande russe est aussi un moyen pour eux de s’insérer un peu plus dans le cadre des nations. C’est sans doute aussi une partie de billard à plusieurs bandes, pour nous éloigner de notre allié atlantique et nous faire se rapprocher d’eux, ne nous leurrons pas.

Beaucoup de questions donc. Nous verrons bien comment progresse ce dossier, mais je suis assez curieux de voir la tournure qu’il prendra.

mardi 21 juillet 2009

Pas de bras, pas de chocolat

21 07 2009

second_PA.pngC’est l’été, alors on pense à la mer, la plage et le soleil. He ben moi l’été cela me fait aussi pensé au fameux PA2. Vous savez cette espèce d’arlésienne qui revient sur le tapis depuis à peu près, heu… très longtemps. Après avoir tenté d’être imposé par le gouvernement précédent (ce dont les anglais nous sauront grès longtemps), et donc par la même gâché quelques 200 millions d’euros je crois. Il a été « mis au frigo » par l’actuel président. Enfin « mis au frigo » c’est une expression, car qui peu sérieusement croire qu’il se fera un jour. Le report de la décision à 2011-2012 est juste une manière pour l’ancien candidat de ne pas se dédire. Souvenez-vous, peut-être l’unique fois où l’on a évoqué la défense dans la campagne présidentielle et N. Sarkozy de répondre à Ségolène Royale que la France pouvait se payer et une politique de l’enseignement et un PA2. Perdu, :-C en fait non elle n’en n’a pas les moyens la France.

En fait si elle en a les moyens, mais elle n’en n’a pas la volonté politique, ce n’est pas la même chose.

J’ai toujours été sidéré que les moyens soient pris comme une excuse pour ne pas faire. C’est comme les problèmes d’informatiques dans l’administration. Ce n’est pas la faute de l’ordinateur, c’est de la faute de ceux qui les programmes ou qui les utilisent pas des machines. En politique c’est pareil. On n’a pas les moyens de toutes les politiques, c’est un axiome qui a toujours été vrai de tout les temps. Mais l’objectif de la politique c’est justement de faire des choix. Se cacher derrière les moyens, c’est mesquin et petit. Alors quoi, on reporte une décision, juste pour faire oublier que c’était une promesse de campagne, un peu de courage ! Que l’on annonce que l’on ne le fait pas, pour sans doute plein de bonnes raisons et passons à autre chose.

Les bonnes raisons d’ailleurs, quelles sont elles. Elles ont déjà été évoqués par d’autres blogs (ici, ici, et encore par exemple, mais il y en a sans doute d’autre), mais je vais les reprendre. Petite mise au point avant, je suis dans l’absolu un chaud partisan de la construction d’un PA2. C’est pour moi un outil stratégique majeur pour la France et l’intelligence voudrait que l’on en ait deux pour assurer une permanence. On remarquera d’ailleurs que c’était le cas avant. Je m’étonne d’ailleurs de la vente du Foch au Brésil. Si ce bâtiment pouvait encore servir, pourquoi ne pas le conserver, cela aurait sans doute couté moins cher que d’en construire un neuf. Il eut été moins moderne et moins pratique, mais au moins il aurait existé !!! Si les brésilien peuvent l’armer et l’entretenir pourquoi pas nous, qui l’avons construit. :-|

PA2.pngJ’ai déjà eu l’occasion de le dire, si je suis favorable au PA2, je tiens encore plus à la cohérence d’ensemble de la politique. On parle du PA2 afin de permettre une permanence de cet outil. Soit, mais cela fait un peu cher pour 15 mois de mer tout les 7 ans. Ben oui parce que pour rentabiliser l’investissement et à moins que l’on ne veuille avoir une « reine des quais » comme le dit si joliment J. Henrotin, il faut

  • Un second équipage, car avec un seul, on ne peut pas faire voguer deux bateaux. Et comme on n’a pas construit les deux PA en même temps, les compétences demandées ne sont pas les mêmes, donc un seul équipage contraindrait à ce que ce dernier se réapproprie le bateau, sans parler des spécialités non utilisé comme les atomiciens sur une PA classique (option qui avait été retenue pour le PA2 dans les études)
  • Un second groupe aérien, parce que … un PA sans avions, c’est au moins aussi utile qu’un tracteur pour faire les 24h du Mans LOL
  • Un second groupe d’accompagnement. He oui, un PA sans protection de frégates anti-aérienne, anti-sous-marine, sans SNA, sans pétrolier-ravitailleur pour l’accompagner, c’est un peu comme une voiture sans l’option moteur, volant et roue, cela ne sert à rien non plus !

Tout cela (au moins les deux derniers points) on ne l’aura pas, car les choix ont déjà été faits.

  • Pas plus d’avions pour la Marine Nationale (et peut-être même moins). Une solution, peut-être stupide, mais ou point on l’on en est, autant faire avec des bout de ficelles, ce serait de verser tout les Rafales à l’Armée de l’Air, et de répartir les achats 50/50 entre des Rafales Air et des Rafales Marine. On fait passer les qualifs Aéronavale à suffisamment de pilotes, et du coup on a assez pour faire deux groupes aériens. Je vous avais prévenu, c’est du bout de ficelle !
  • Le nombre de frégates a été réduit de 17 à 11, donc déjà que cette flotte n’avait pas été taillé pour deux PA, ce n’est pas en la réduisant que l’on en aura assez pour faire escorter deux PA.

J’ose espérer que les marins ne vont pas persévérer pour avoir une coque vide, qui les priverait d’autres coques plus utile. Des choix différents ont été faits. Je ne les approuve pas, mais on ne vit pas dans le monde de Winnie l’ourson. Donc plutôt que de courir après une chimère ou espérer que nos hommes politiques se mettent à penser stratégie, plutôt que petit coup médiatiques, mieux vaut se concentrer sur ce qui est faisable plutôt que sur nos chimères. Il faut mener les combats que l’on peut gagner. 8-)

lundi 21 avril 2008

Ponant: alors finalement cela sert à quelque chose :)

21 04 2008

pirate.pngJe ne vais pas forcement revenir sur le déroulement de l’opération, d’autant plus que ce ne serait que des redites d’autres sites très bien fait comme SecretDéfense (ici) ou Le Figaro.

Je remarque juste une chose, cela s’est bien passé, nous étions là ou il faut avec les moyens adéquats. C’est une magnifique démonstration de force maitrisé qui a mis en œuvre quasiment toute la panoplie des moyens militaires français.

Que l’on en juge : 4 bâtiments de combat (pré positionnés), des commandos de la marine et du GIGN, des hélicoptères, un Atlantic 2 de PATMAR, des Transall pour le parachutage en pleine mer des commandos, plus les satellites de communications et autres, il y avait la totale.

Cela sonne comme un juste rappel pour nos concitoyens. Oui nos forces armées sont indispensables pour faire respecter nos intérêts et protéger nos compatriotes à l’étranger. Il ne suffit pas de remplacer 3 frégates par une plus imposante, elle n’aura pas pour autant le don d’ubiquité. Si nous n’avions pas eu de force sur place, les bateaux ne serait pas arrivée sur zone avant la fin de la prise d’otage, et le président de la république n’aurait pas pu fixer les lignes rouges aux ravisseurs (pas de transbordement à terre, pas de séparation des otages). Car enfin, comment menacer les ravisseurs quand vous n’avez aucun moyen sur place ?

La France est l’un des rares pays, avec les Etats-Unis et peut-être la Grande-Bretagne (même pas sur) a entretenir des forces un peu partout sur la planète, et c’est aussi grâce à cela que nous avons pu intervenir efficacement.

En gros des moyens, bien positionnés, des hommes entrainés et professionnels (parce qu’atteindre un capot de voiture qui roule avec un fusil 12,7 mm depuis un hélicoptère, cela doit demander quelques heures d’entrainement je suppose), tout cela nous a permis d’agir avec efficacité et célérité.

Une autre preuve que l’on est capable aussi d’utiliser des matériels qui n’ont pas forcement été conçu pour cela, comme l’ATL2 de PATMAR, fait au départ pour trouver les sous-marins russes, matériel de la guerre froide, utilisé dans la résolution d’un acte de piraterie.

Du bon boulot, sans effusion de sang, un sel mot BRAVO LES GARS !

mercredi 26 mars 2008

Faut-il un second porte-avions ?

26 03 2008

second_PA.pngJe suis favorable à la construction d’un second porte-avions. Je me suis déjà exprimé dans ce blog et ailleurs sur ce point. Il se pourrait que je change d’avis. Non pas que je pense que cet équipement ne soit pas nécessaire, mais simplement qu’il faut comme je l’ai déjà dit, de la cohérence. Un second porte-avions est important, mais pas au point de bousculer la cohérence de toutes nos forces.

Je m’explique, le coût du second porte-avions varie entre 2,5 et 3,5 milliards d’Euros suivant les sources et ce que l’on prend en compte dans ce budget. Or ce n’est pas une paille en ces temps de disette. A quoi nous servira le porte-avions, si nous devons diminuer le nombre de frégates FREEM ? Doit-on échanger un PA contre 4 FREEM, 30 rafales et 35 000 hommes de l’armée de terre. Je n’en suis pas certain. J’aimerais que mon pays soit doté de cet outil, et qu’il évite ainsi la mauvaise passe qu’il traverse aujourd’hui, qui fait qu’il est pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, sans porte-avion déployable.

Penchons nous un instant sur ce porte-avions. Le calendrier de son chantier est calé sur la seconde IPER du Charles De Gaulle. Qui croit un seul instant que ce calendrier sera tenu. Ils ne le sont jamais, même pas sur des séries, donc techniquement maîtrisées. Alors on voudrait croire que sur un navire de cette taille d’un design nouveau il n’y aura aucun retard. Quand bien même il n’y en aurait aucun du point de vue technique, nos gouvernant se débrouilleront bien pour étaler le programme pour cause de manque de financement. Il est donc acquis que l’on aura encore une seconde IPER de notre porte-avions sans relève.

Pour le reste, c’est plus un constat de désolation, qu’autre chose. Encore une fois, il nous faut de la cohérence. Si le porte-avions nous coûte les frégates qui doivent l’accompagné, a quoi bon avoir le porte-avions. A ce prix là, il serait dommage qu’il soit coulé juste parce que aucune frégate AA ou ASM ne se trouvait à proximité. Et quid des avions. Nous aurons deux PA, mais un seul groupe aéronaval, cela ne fait pas un peu cher ? Notre marine ne doit pas se résumer à 4 ou 5 grosses unités et rien autour. Une marine, comme les autres armées, c’est un ensemble, faut-il que je le répète, cohérent.

Alors peut-être faut-il laisser tomber ce porte-avions, et utiliser ces fonds pour nous forger un outil de défense performant et en adéquation avec nos moyens et sans doute par la même réduire nos ambitions mondiales. Sinon il faudra y mettre le prix et je crains que nous n’en n’ayons ni les finances, ni la volonté populaire ou politique.

Je sais que je suis un peu pessimiste en ce moment, mais l’actualité de la défense ne me permet pas vraiment d’être d’une humeur contraire. Reste que je ne suis pas certain que l’annulation de ce programme permette de rationaliser notre défense pour faire que cet abandon ait au moins quelques effets positifs.

vendredi 09 novembre 2007

Passionnant et flippant

9 11 2007

Je n’aurais jamais cru pouvoir le dire, mais la lecture du rapport sur la préparation et l’emploi des forces de la Marine Nationale dans le cadre de la loi de finance 2008 était passionnante. Voilà un document que j’ai découvert sur le portail des sous-marins et qui est publié par l’Assemblée Nationale .

Dans un langage clair (c’est surtout cela qui m’a étonné) on y apprend plein de chose sur l’état de la Marine Nationale. Bien sur il y les habituel référence à des chapitres et autres notions comptables un peu abstraite, mais on y trouve aussi une petite mine d’informations sur l’état de la disponibilité de la marine par exemple :

Deux tableaux ont retenu mon attention. Le premier donne la disponibilité des navires par type de bâtiment:

dispo_navires_MN.png (cliquez sur l'image pour l'agrandir)

Ce tableau montre aussi l’évolution de cette disponibilité. Globalement cette disponibilité est bonne, approchant souvent les 80%, y compris pour les Avisos (74%) qui ne sont pas pourtant les bâtiments les plus jeunes. Seule énorme exception, les SNA dont la dispo n’est que que 45% ! Pour des navires pas si vieux et présenté comme des bijoux de technologie, cela fait peur ! Les raisons invoquées sont le manque de pièce de rechanges. Je me demande si ce que j’ai lu sur un commentaire de Secret Défense récemment sur les départs massifs des spécialistes atomiques de la marine ne sont pas aussi en partie la cause de ces problèmes. De même les frégates de surveillance n’affiche qu’un taux de disponibilité de 70% alors qu’il s’agit de bâtiments jeunes. Reste qu’au total la Marine Nationale affiche un taux moyen de disponibilité de 74%, conforme aux objectifs fixés dit le rapport en signalant l’effort consentit par tous les acteurs pour remonter ce taux qui était de 52% en 2002 !!!!!! On croit rêver. Un bateau sur 2 à quai, on aurait pu se croire dans la marine russe !

Enfin, ce 74% est a relativisé comme le dit l’auteur du rapport, puisqu’il suffit que le bâtiment puisse remplir l’une de ces missions pour qu’il soit compté comme en service. Ainsi « lors de l’opération Baliste au Liban en juillet 2006, la frégate ASM Jean-de-Vienne s’est trouvée en difficulté du fait de la mauvaise disponibilité de son système d’armes (en particulier d’autodéfense) et de certains de ses équipements. », ça aussi cela fait peur !

Le second tableau donne la dispo du parc aérien de la marine :

dispo_aeronefs_MN.png

Là aussi, il y a à dire. Les Rafales semblent pas mal placé, même si les moteur M88 semblent posé beaucoup de problème en terme de durée de vie et de pièces de rechanges. Les autres dispos des Super-Frelon, Alouette et ATL reflète aussi la vieillissement du parc, il faudra bien un jour pensé à un successeur à l’ATL2. Les Hawkeye pose aussi problème, mais il semble que l’achat d’un 4ième appareil soit à l’ordre du jour, enfin si on se décide avant que les américains ne le vendent à un autre client. Je trouve tout de même que la dispo des hélicoptères, et particulièrement des récent est assez mauvaise. Apparemment, en plus des problèmes de coûts, de logistique des pièces de rechanges, il y aurait aussi des tensions en terme de compétence humaine. « La forte progression du marché civil entraîne un flux important de départs de spécialistes militaires vers la société Eurocopter, ce qui rend difficile le maintien d’une équipe qualifiée pour l’entretien de ces aéronefs. »

Aucune mention dans ce rapport de l’avenir de la seconde tranche programme FREMM, si ce n’est pour dire que « seules les décisions relatives au format final de dix-sept navires appartiennent aux lendemains du Livre blanc ainsi qu’à la prochaine LPM. ». Les FREDA semble, elle au programme, enfin au moins sur le papier: « la marine étudie désormais la possibilité de développer une version antiaérienne des FREMM baptisée FREDA (frégate de défense aérienne). À suite de la rédaction d’un objectif d’état-major début 2007, le stade de préparation a été lancé cet été. L’objectif calendaire affiché pour l’admission au service actif des FREDA est le remplacement des frégates Cassard et Jean Bart aux alentours de 2018. Le respect du modèle d’armée 2015, comprenant 4 frégates de défense aérienne, passe par la réalisation des FREDA et donc par l’obtention des crédits nécessaires dans le cadre de la prochaine LPM. »

Instructif ce type de document, je vous engage à le lire en entier pour vous forger une opinion plus complète.

Problème de structure sur les destroyers Arleigh Burke

9 11 2007

ddg-51.pngSelon Janes, Les destroyer américains de la classe Arleigh Burke aurait d'important problèmes structurelles. En gros il vieillisse trop vite, et ce vieillissement n'a pas été prévu ni anticipé. Il semble que les tôles de la coque ne soient pas assez épaisse, et que le claquement des vagues entraine une fatigue structurelle. Ce type de bâtiment forme l'ossature de la flotte de haute mer de l'US Navy. Avec 51 unités en service, la première ayant été lancé en 1991, il est assez étonnant que ce genre de problème ne soit découvert que maintenant. Afin de maintenir ces bâtiment en condition, des travaux important de renforcement de la coque vont être entrepris, sans doute à l'occasion des IPER des navires.

Reste qu'il semble que la solidité de ces navires vanté par l'US Navy soit moins importante qu'elle n'était avancée. Cela est à nuancé car je crois avoir lu que les Avisos F70 de la Marine Nationale ont eux aussi connu des problèmes de vieillissement accéléré. Cela est peu-être aussi à rapprocher des dégats important causé par l'attentat terroriste en 2001 sur l'USS Cole. Certes la quantité d'explosif était importante, entre 200 et 400 kg, à rapprocher des 165 kg d'un Exocet, mais la vélocité d'impact n'était pas la même (embarcation contre missile). Résultat le destroyer a été mis hors de combat et l'explosion a créé un trou de 6 à 8 mètres dans la coque.

Je me pose ainsi la question de la survavibilité des navires militaires moderne. On se concentre de plus en plus sur l'armement, les senseurs et la furtivité des navires, tout en vantant les mérites des normes de construction civile plus efficaces et moins couteuses, comme sur le BPC. Certes, ces avantages sont loin d'être négligeable, mais les navires civils ne sont pas prévus pour évoluer dans un environnement hostile, ni pour résister à un ou plusieurs coups au but de missiles anti-navires. Un bâtiment du type BPC a une importance capitale pour une marine en cas de conflit, et il serait donc un cible prioritaire. Certes il ne naviguerait pas seul et aurait une escorte, mais quelle serait sa capacité en encaisser des coups au but, si un missile passait le rideau de défense ?

Je pense que ces contraintes ont été prise en compte, mais je me pose quand même la question. En attendant vous trouverez les fiches techniques des destroyers Arleigh Burke sur le site de Mer et Marine, sachant qu'il y a eu 3 évolutions de ce type de bâtiment:

jeudi 18 octobre 2007

Evolution du format de la Marine Nationale

18 10 2007

A la suite d’un article alarmant sur le futur format e la Royal Navy à l’horizon 2028, je me suis dit que cet exercice pourrait être intéressant à réaliser pour la Marine Nationale. Je me suis donc mis en chasse d’information sur ce sujet. Outre un format 2015 qui affiche l’intention de disposer de 26 frégates, j’avoue ne pas avoir trouvé grand-chose pour un horizon 2030. Je me suis donc volontairement limité à un horizon de 2015. J’ai tenu compte d’un certain nombres d’hypothèses comme la construction du PA2, et l’abandon des tranches conditionnelles des FREMM, qui si elle n’est pas confirmé par le ministère de la défense, est néanmoins cohérente avec les déclarations d’Hervé Morin sur les choix difficiles à faire.

J’ai regroupé sous le vocable « Destroyer » les navires supérieur à 5000 t et/ou immatriculés avec un « D » et sous le vocable « Frégates » les navires de moins de 5000 t et/ou immatriculés avec un « F ». Ce sont des choix arbitraires, je le reconnais, mais ils permettent de mieux comparer les différentes marines mondiales. Enfin je n’ai pas tablé sur un remplacement de la Jeanne d’Arc. Un BPC de plus avait été évoqué, mais en l’absence d’informations supplémentaires, je m’abstiens.

J’ai utilisé différentes sources, mais les deux principales sont la liste des bâtiments d’actives (pas à jour) fournie par la Marine Nationale et un article de Mer & Marine sur la déconstruction des navires de la Marine. Je me suis aussi aider des informations sur l’état des programmes FREMM, Horizon, Barracuda, SNLE-NG, BPC, et PA2.

Je manque encore d’informations pour compléter ce tableau (comme pour les bâtiments de soutient, les navires de débarquement, et les patrouilleurs). Je lance donc un appel à la coopération pour m’aider à remplir les cases vides ou à corriger le tableau. Vous pouvez commenter cet article ou bien passer par le formulaire de contact pour m’adresser vos contributions. L’idéal serait d’avoir un tableau sur une échéance plus lointaine. J’attends donc vos contributions avec impatience. 8-)

Format_MN_2007-2015.png
PS: Pour ceux que cela intéresse, le fichier word ayant permit la création de cette image est en pièce jointe à ce message 8-)

lundi 01 octobre 2007

Cohérence de la Marine Nationale

1 10 2007

FREMM.pngLa problématique de l’achat d’un second porte-avions a fait fleurir un grand nombre d’articles de prospective sur le futur format de la marine nationale. Le lecteur pourra se référer aux articles parus sur les blogs : http://militaryblog.free.fr/index.php?post/2007/09/04/LUS-Navy-a-1000-navires http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/2007/09/le-deuxime-port.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/la-marine-nationale-franaise-coule.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine_09.html http://athena-et-moi.blogspot.com/2007/09/quel-dimensionnement-pour-la-marine_20.html http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=105541

Dont une bonne partie était issue de la réaction à un article paru dans Technologie & Armement n°7

Or donc, le dernier développement de l’affaire semble être que l’Elysée à tranché en faveur d’un second PA, mais en divisant par 2 le nombre de FREEM. Si je peux comprendre la logique du gouvernement dont le travail est de faire des choix qui soit en adéquation avec ses moyens limités, j’ai un peu peur du déséquilibre.

Tout d’abord, ainsi qu’il est dit dans l’article de Mer et Marine, il n’est pas certain que le fait de diminuer le nombre de FREMM, va faire économiser tant d’argent que cela. Les exemples de programme militaire allongé et coûteux ne manque pas. Diminuer la quantité commandée, quand le coût d’une frégate reposait justement sur l’effet de série va sans doute faire augmenter la facture unitaire. D’autre part, quid des capacités opérationnelles. Si 6 FREMM ASM sont considérées comme le minimum pour assurer la défense des nos SNLE, qui va assurer cette défense pour le PA. La marine ne risque-t-elle pas de se retrouver avec des gros bateaux (4 SNLE, 6 SNA, 2 PA, 2 BPC), mais très peu de bâtiments d’escorte pour ces « capital ships ».

Que l’on se comprenne, je suis un partisan d’un second PA, mais je m’inquiète de la cohérence de l’ensemble. Un second PA sans groupe aérien propre, sans équipage et sans frégates pour l’escorter, cela ne fait un second groupe aéronaval. Cela fait juste un bateau à 3 milliards d’euros pour remplacer le Charles de Gaulle tous les 7 ans. J’exagère un peu, mais pas tant que cela je pense. Car enfin, sans tous ces additifs, est-ce que cela ne revient pas à faire passer la disponibilité du groupe aéronavale de 70% à 100% pour le double du prix ? Cela fait un peu chère payé, vous ne trouvez pas ? Il faut espéré qu’il y aura au moins un équipage affecté en permanence, ne serait-ce parce que les deux porte-avions seront radicalement différents, et demanderont donc des compétence différentes, et cela prend su temps. Les équipages ne sont pas interchangeables sur commande.

Il reste donc à voir comment tout cela va être mis en cohérence. Le raisonnement derrière cela est peut-être de faire de la Marine Nationale, une marine leader autour de laquelle les autres marines européennes viendront se greffer en apportant leur navire. Un embryon de défense européenne ? L’avenir dira si les décisions actuelles auront été des coups de génie stratégique ou un simple calcul budgétaire comme on en a souvent vu.

lundi 24 septembre 2007

Prise en compte de la menace chinoise ?

24 09 2007

Flottes_US_Navy.pngC’est un article du portail des sous-marins qui m’a mit la puce à l’oreille. L’article semble être une traduction d’un journal canadien anglophone. Il est dit «  l’attention n’est plus dans l’Atlantique. La région Asie-pacifique a développé les voies de communication les plus utilisées. L’an dernier, les Américains ont déplacé la moitié de leur flotte navale dans l’océan Pacifique. ». Alors je me suis dit, « Tiens, les Etats-Unis ont déplacer un si grand nombre de navire de l’Atlantique au Pacifique ? » Outre le fait que ce genre de mouvement ne passe pas vraiment inaperçu, surtout pour les yeux des satellites indiscrets, cela ne manque pas de poser certain problème logistique.

Alors j’ai fait ma petite enquête. A partir de sources ouvertes (Wikipedia que j’ai corrigée, et l’US Navy Fact File ) j’ai dressé la liste des navires de l’US Navy afin de voir leur répartition par port d’attache. J’ai volontairement exclu les navires de soutien, la réserve et les navires pré-positionnés. De même j’ai considéré que les navires de la Vème et VIème flotte US était dans la partie Atlantique en terme de répartition. Enfin pour plus de clarté, j’ai écarté de ma liste totale les navires de lutte anti-mines et les patrouilleurs (alors qu’ils sont dans ma liste de navire)

Voici ce que donne la répartition entre Atlantique et Pacifique. Repartition_US_Navy.png

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu est assez égal avec un léger avantage à l’Atlantique, sauf pour les SNLE, ce qui se comprend car les trajectoires sont plus courte en passant par le Pacifique Nord. Je ne sais pas quelle était la répartition avant, amis je doute qu’elle ait beaucoup changé en réalité. Je ne vois donc pas comment on peut en déduire que la moitié de la flotte US est partie dans le Pacifique. On pourrait toujours faire une analyse plus fine du tonnage/modernité/puissance de feu des navires, mais je ne crois pas que le rapport changerait. Il semble que pour le moment, l’équilibre entre les deux zones soit maintenu. Cela semble logique si l’on part du principe que la Méditerranée (VIème flotte), et le Golfe Persique (Vème flotte) dépende des navires de la flotte de l’Atlantique (II flotte). Ce sont quand même les deux théâtres principaux en ce moment avec les guerres en Afghanistan et en Irak. Si l’attention au niveau stratégique commence à se tourner vers la Chine, la traduction en répartition de navires n’est pas encore réalisée. Cela viendra peut-être avec les nouvelles constructions qui doivent porter la marine US à 313 navires ?

Comme je n'ai pas réussi à mettre un tabelau avce la suyntaxe wiki, j'ai mis la copie d'écran du tableau excel ;-( Rassurez-vous je met en pièce jointe à ce message le fichier complet de la liste des bâtiments et leurs ports d'attache.

mercredi 05 septembre 2007

Un porte-avions chinois sur un lac !!!

5 09 2007

pa_chinois_satellite.pngEn recherchant des informations sur l’achat de l’ex porte-avions russe « Varyag » par la Chine, je suis tombé sur ça. J’avoue avoir été très perplexe. Apparemment les chinois ont construit une réplique d’un porte-avions de la classe Nimitz à l’échelle 7/8eme. Il est situé sur un Lac près de Shanghai. Il semble être en partie coulé dans son dock. Il est dans un complexe qui ressemble à un parc d’attraction géant axé en partie sur le domaine militaire. Balades en véhicules militaires et expositions de matériel militaire semble être au programme. Reste quand même une question importante : Pourquoi ?

En effet, il ne faut oublier ou l’on est : en République Populaire de Chine, et il semble pour le moins douteux que l’on ai reproduit un porte-avions US juste pour amuser la galerie. Pêle-mêle, j’ai trouvé quelques explications sur le net. Ajouter à mes réflexions personnelles voici ce que cela donne

pa_chinois.png

  • Juste pour le fun : franchement c’est assez difficile à croire. D’autant plus qu’en général on utilise d’ancien bâtiment comme musée pour ce genre d’objectif. Qu’y a-t-il à apprendre à voir une coquille vide de porte-avions ?
  • Pour que les militaires s’entraînent aux catapultages et aux appontages: la encore l’explication n’est guère plausible. Pour pouvoir apponter ou être catapulté d’un porte-avions, il lui faut une certaine vitesse. Ceci permet d’avoir un vent relatif. Sans cela impossible de décoller ou d’apponter dessus. C’est pour cela que la vitesse d’un porte-avions doit au minimum être de 25 nœuds en mer et qu’il se place toujours face au vent pour les opérations aériennes.
  • Pour que les militaires chinois s’entraînent sur une grande cible. La encore cela semble une explication peu convaincante. D’abord parce que quitte à pousser le réalisme aussi loin, il semble bizarre de l’avoir mis sur un lac, alors qu’en temps normal un porte-avions c’est plutôt en plein mer. Ensuite, c’est la taille de la cible qui est importante, et pour cela n’importe quel gros navire, un porte-conteneurs ou un pétrolier peut tout aussi bien faire l’affaire. Pas besoin de construire une réplique exacte d’un porte-avions.
  • Pour s’entraîner à un assaut par des forces spéciales. Cela semble un peu tiré par les cheveux comme explication vous ne trouvez pas 8-)
  • En réalité c’est un vrai porte-avions, et ils sont en train de le construire devant nous. Ouais, bon mais alors pourquoi l’avoir fait sur un lac loin des côtes. Ils ont des chantiers navals non ? Ha au fait, comment ils le sortent de là une fois fini, ils creusent un tunnel :-/
  • Pour que l’industrie navale et d’armement chinoise se fasse la main sur ce type de bâtiment. A l’heure actuelle c’est l’explication la plus plausible. Mais dans la mesure ou ils ont le « Varyag », je ne vois pas trop l’intérêt.

Peut-être en définitive que c’est plus simple que cela, et que nous occidentaux on ne peut pas comprendre la logique qui les a poussé à construire cette réplique. Bizarre tout de même non 

Pour ceux que cela intéresse voici le lien GoogleMaps

mardi 04 septembre 2007

L’US Navy à 1000 navires

4 09 2007

1000_navires.pngCela peut surprendre, mais cela fait partie des objectifs de la marine américaines. Mais comment va-t-elle faire en ces temps où les navires coûtent de plus en plus cher. Cela est d’autant plus surprenant quand on sait qu’elle n’a jamais été au-delà des 600 navires durant la guerre froide, et que l’objectif officiel est sensées être de 313 navires. Bon allez, je lève le suspens. En fait c’est juste une manière de compter. La marine à 1000 navires des USA englobe l’US Navy, mais aussi les navires des pays alliés des Etats-Unis, dont ceux de l’OTAN en particulier. Il en résulte bien sur un effectif de navire impressionnant, mais pour le moins disparate. Apparemment derrière cette stratégie, il y a la volonté de spécialiser les marines alliées dans certaines missions qui seraient assurée par elles pour le compte ou en coopération des Etats-Unis. L’histoire ne dit pas si l’inverse sera vrai aussi. Dans ces missions figurerait la lutte contre les mines, l’escorte de navire, en particulier de commerce.

Un concept repris en Europe ?
Cela me fait penser à un article récent que j’ai lu dans Technologie & Armement n°7. Il traitait du futur format de la marine nationale. En gros l’auteur dégageait deux grandes orientations. Soit la marine française conservait la capacité d’effectuer tous les types de missions, et dans ce cas elle devrait renoncer au second porte-avions, et diminuer le nombre de ces navires de combat. Soit elle accepte de déléguer à d’autres marines européennes une partie de ces missions, et conserve la maîtrise des plus importante ou plus prestigieuse, capable de lui donner le leadership. Dans cette seconde option, elle devrait (mais le peut-elle ?) construire un second PA et l’armer avec des rafales en plus. J’ai cru deviner que le débat portait essentiellement sur la protection antiaérienne. En effet les frégates (ou plutôt les destroyer, car avec 7000 t, on s’éloigne de la frégate) du type Horizon ne seront commandé qu’a deux exemplaires au lieu de 4. Hors, ce nombre est trop restreint pour assurer la veille aérienne des grosses unités de la marine. Qu’ils s’agissent du porte-avions, mais aussi des BPC, sans parler d’un éventuel groupe navale n’incluant aucun de ces flagships. En revanche une analyse rapide montre que nos partenaires européens dispose d’une pléthore de navires de ce genre, certains très moderne. C’est le cas des britanniques, des espagnols ou des allemands. On touche la un des moyens de faire l’Europe de la défense. Il ne s’agit pas de se priver de toutes les compétences, mais de s’appuyer sur nos alliés pour compléter nos effectifs. Ainsi dans le domaine de la protection antiaérienne, d’autres nations pourraient contribuer à la défense de grosses unités, particulièrement lors de missions internationales.

Une perte d’indépendance ?
Bien sur, par rapport au fait d’avoir la capacité d’assurer de manière indépendante toutes ces missions, cela représente une régression. Cependant, ne rêvons pas. Il n’est pas possible d’obtenir l’effort financier pour assurer cette indépendance. On peut le regretter, amis c’est un fait. Alors, le choix est entre assurer diminuer ces missions et les assurer seul, ou garder le périmètre actuel des missions et se faire aider. Il me semble que cette solution pourrait aller dans le bon sens d’une défense européenne. Je ne pense pas qu’il faille en revanche aller vers une spécialisation des marines, en tout cas pas celle de la France. En effet, il est toujours possible que des divergences politiques puissent se faire jour (comme durant la guerre en Irak) et dans ce cas, il nous faut pouvoir mener les missions seules. Le défi est donc d’avoir les capacités à minima (2 frégates antiaériennes au lieu de 4 par exemple), et de développer (si cela est possible budgétairement ?) les navires permettant d’effectuer des missions à haute valeur ajouté. Nous verrons bien ce qui ressortira de la rédaction du futur livre blanc de la défense. Au fait vous pouvez donner votre avis sur le forum prévu à cet effet.

lundi 27 août 2007

Le retour de la propulsion nucléaire ?

27 08 2007

uss_ticonderoga.pngNon ce n'est pas un titre racoleur ;) On croyait ce mode de propulsion plutôt réservé aux très grosses unités comme les porte-avions, ou aux navires ayant besoin d'énergie anaérobie comme les sous-marins d'attaque (SNA ou SSN) et sous-marins lanceur d'engins (SNLE ou SSBN). Quelques incursion sur certains croiseurs ont été fait par les américains durant la guerre froide (classe California), mais ils ont été vite retiré du service. Les russes ont aussi mis en service quelques croiseurs nucléaires et quelques brise-glaces.

Cher et risqué

On croyait le débat clos donc, sauf pour de très grosse unité, pas de propulsion nucléaire. Il a de bonne justification à cela. Ce mode de propulsion est très cher à l'usage et demande du personnel compétent et formé à ce type particulier de propulsion. De plus elle induit des risques plus important qu'une propulsion classique, en temps de pais comme en temps de conflits. Durant la guerre froide, le raisonnement était que pour suivre un porte-avions nucléaire, il fallait disposer de bâtiment d'escorte bénéficiant de la même allonge. Ce raisonnement s'est heurté aux contraintes citées plus haut. Ces mêmes contraintes ont fait retiré du service les croiseurs de la classe California, le tête de série l'USS California n'est resté que 23 ans en service (de 1975 à 1998) victime de la fin de la guerre froide et du coût prohibitif de son entretient.

Alors pourquoi on utilise encore le nucléaire ?

Les porte-avions et les sous-marins sont des bâtiments à part. D'une part ils constituent les "capital ship" d'une marine, et sont donc très important, mais en plus leur taille ou leur emploi fait que la propulsion nucléaire est envisageable dans leur cas. Prenons le cas le plus simple du sous-marin. Pour fonctionner sous l'eau, on n'a pas encore trouvée mieux que les moteurs électriques. Pourquoi ? Parce qu'un moteur a explosion demande un comburant, de l'air, et sous l'eau c'est plutôt difficile d'en trouver. Donc en générale, les sous-marins dits "classiques" ont soit des batteries qu'ils rechargent avec un moteur diesel, ce qui les oblige à remonter en surface, ce qui implique une perte de discrétion. De plus afin de "durer" sous l'eau, la vitesse est souvent très faible, 4 ou 5 noeuds pendant 48 à 72h. Depuis quelques temps, on assiste à l'arrivée de sous-marins conventionnels dotés d'un système AIP ou propulsion anaérobie. En gros il s'agit d'une grosse pile à combustible. Cela permet au sous-marin de rester beaucoup plus longtemps, mais toujours à des vitesses assez lentes. Au contraire la propulsion nucléaire permet de rester sous l'eau un temps indéfini (c'est la capacité en vivre et les hommes qui détermine le temps de patrouille) et d'aller à l'allure que l'on souhaite, la puissance n'étant pas limitée.

En ce qui concerne les porte-avions, les raisons sont sensiblement différentes. Outre l'allonge que ce mode de propulsion apporte, l'autre avantage sur ce type de bâtiment est le gain de place. En effet non seulement un avion prend de la place, mais son carburant et ses munitions aussi. Une propulsion nucléaire, c'est donc aussi de la place gagnée sur les soutes à mazout du bâtiment, qui peuvent alors stocker du carburéacteur. On le voit bien ces mêmes arguments sont plus faible pour des navires d'autres types comme les croiseurs lance-missiles.

Alors pourquoi on en parle encore ?

Ok, j'y viens, en fait j'ai lu dans la newsletters de Janes la news suivante:
''US Navy ponders nuclear options for CG(X) The US Navy (USN) is considering replacing its Ticonderoga-class cruisers with a 25,000-ton nuclear-powered ship, following pressure from Congress. However admirals continue to favour a conventionally fuelled vessel for the CG(X) cruiser programme and defence analysts have cautioned that the costs of a nuclear variant would prohibit the USN from realising its proposed 313-ship fleet''
Ce que l'on peut traduire par:
L'US Navy considère la propulsion nucléaire pour ces futures croiseurs (CG(X)) Sous la pression du Congrès, l'US Navy réfléchit au remplacement de ces croiseurs de la classe Ticonderoga par des navires à propulsion nucléaire de 25 000 tonnes. Cependant les amiraux continuent de pencher en faveur de navire à propulsion classique pour le programme de croiseur CG(X) et les analystes préviennent que les coût d'une variante nucléaire empêcherait l'US Navy d'atteindre le format de 313 navires prévues.

Donc a priori, la propulsion nucléaire revient dans la course. Ce qui amusant, c'est le caprice de l'histoire. En effet les croiseurs lance-missiles de la classe Ticongeroga (fiche ici et liste des navires ) étaient initialement prévus à propulsion nucléaire. Le congrès s"y opposa. Et aujourd'hui ce même congrès voudrait que la marine américaine s'y intéresse, alors qu'elle n'en veut plus. Les raisons de ce revirement des élus américains. Mystère, peut-être la facture pétrolière de l'armée US qui est astronomique, ou peut-être qu'il faut alimenter en commande les fabricants de turbine nucléaire au risque de voir leur bureau d'étude en danger faute de commande. Bref, toujours est-il que le débat est relancé.

Enfin, et pour finir, si pour les sous-marins, et malgré l'arrivée de la propulsion AIP, le nucléaire reste la règle dans les grandes puissances, cela ne semble pas forcément le cas pour les porte-avions. En témoigne le futur (?) porte-avions français PA2 dont la propulsion sera conventionnelle. Ce choix d'ailleurs ne semble pas être du à la coopération avec nos amis britannique, puisque la décision du type de propulsion avait été effectuée avant le début des travaux avec les anglais. Là encore il semble que le coût soit en cause.

Au final, la brève de Janes, nous apporte une autre information, celle du futur format de l'US Navy à 313 navires. Une diminution de taille pour une marine qui comptait plus de 600 navires il y a seulement 15 ans. J'aurais l'occasion de revenir sur cette diminution drastique dans un autre article.

vendredi 27 juillet 2007

Un BPC de plus pour la Marine Nationale ?

27 07 2007

BPC.pngAlors que la Marine Nationale vient juste d'admettre au service actif deux très belles unités que sont les BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Mistral et Tonnerre, la question du remplacement de la Jeanne D'Arc se pose. En effet en 2010, ce bâtiment école prestigieux sera désarmé après 46 années de bons et loyaux services. Mais comment le remplacer. Apparemment la rue Royale (Etat -major de la Marine) songerait à acheter un troisième BPC. Choix qui à la lecture de l'article de Mer et Marine apparaît comme judicieux. Pour de nombreuses raisons dont la place qu'il offre à bord, le peu d'équipage qu'il mobilise, sa grande disponibilité et sa polyvalence.

Il faut bien avouer qu'avoir un bâtiment de plus, pour une somme annoncée somme toute assez modeste en regard du coût d'une frégate (à plus de 350 M€, tout est très relatif) ça aurait de la gueule. Affaire à suivre.

Source: Mer et Marine