Warning: is_file() [function.is-file]: open_basedir restriction in effect. File(/mnt/146/sdb/8/b/militaryblog/plugins/importExport/inc/flat/class.db.export.php) is not within the allowed path(s): (/mnt/115/sdb/8/b/militaryblog) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php on line 151

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 249

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 251

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 251

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 251

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/public/lib.urlhandlers.php on line 83

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/plugins/autoBackup/_define.php:151) in /mnt/115/sdb/8/b/militaryblog/inc/clearbricks/common/lib.http.php on line 274
Interarmée - MilitaryBlog

mardi 15 septembre 2009

Pourquoi si peu de matériel déployé ?

15 09 2009

EC-725_Caracal.pngIl faut quand même dire que parfois je trouve que l'on fait un peu pitié. Regardez en Afghanistan, on a .... 9 hélicoptères dont 3 de transports, 3 avions utiles (2 transport et un tanker) et 6 avions de chasse. Comment dire, c'est misérable, surtout quand on le compare à certaines autres nations plus petites, sans parler du déficit criant de voilure tournante sur ce théâtre. Alors je me suis dit, c'est parce que on en a plus, c'est la misère mon pauvre monsieur !

Ben ouais, sauf que non en fait. Bien sur il sont vieux, bien sur le MCO fait qu'a peine 50% de ces hélicos sont en état de voler, mais quand même, rien que pour l'Armée de Terre, on en compte 420 (chiffre officiel du MinDef). Si on ajoute ceux de la Marine Nationale et de l'Armée de l'Air (là les chiffres sont plus dur à trouver) on doit au minimum être autour des 600 machines. Alors même avec un MCO à 50% il en reste 300. En faisant le tour sur le site du MinDef j'ai essayé de voir combien de matos on avait à l'extérieur du territoire. On a pas tout les chiffres, mais cela donne quand même une petite idée. Je vous donne ce que j'ai trouvé. Pour cela j'ai additionné les chiffres des Opex, des forces de souveraineté (DOM-TOM) et des forces pré-positionnées. Cela donne actuellement et uniquement pour les 3 armées (pas la Gendarmerie, les douanes, la sécurité civile et autres services de l'Etat):

  • 23 545 militaires
  • 5 Navires de combats
  • 22 petits navires (patrouilleurs, Batral, remorqueur ...)
  • 7 avions de patrouille maritime
  • 17 avions de transport ou ravitailleurs
  • 19 avions de chasse
  • 47 hélicoptères (7 Marine, 26 AdA, 16AdT)

Bien sur il doit en manquer, mais cela donne une idée du tableau. Alors quoi, on a besoins de plus de 250 hélcos en métropole, alors que nos soldats se batte à 6 000 km de là, c'est cela. Je sais que je fais de la stratégie de comptoir, mais ne pas être dans le système n'implique cependant pas de ne pas pouvoir s'interroger ...

Si on prends le seul cas des hélicos qui posent problème, même en tenant compte du fait qu'il en faut 3 pour 1 (1 en réparation, 1 en entrainement et 1 en déploiement) sur 600, il nous en reste 200, et on en a que 50 à l'extérieur de la métropole, non vraiment cela m'échappe. Bien sur ils ne sont pas tous du même type, bien sur il nous faut des transports (bizarrement le rapports de ces derniers en Afghanistan est pourtant de 3 transport pour 3 d'attaque !) et on en manque, mais cela m'échappe.

Faut pas non plus me faire le coup de la plus-value de la coalition, car

  1. elle manque d'hélicos et elle passe son temps à le dire
  2. Le jour de l'embuscade d'Uzbin, les américains ont renoncés à y aller car le risque était trop grand. Sans les deux Caracals de l'AdA et le courage de leurs équipages, le bilan eu été plus lourd. D'ailleurs, on remarquera que c'est après cet évènement que les moyens hélicos ont été renforcés là-bas.

Pendant ce temps nos alliés achètent des CH-47 ou d'autres engins, car ils ont compris que le besoin était là. Je ne suis pas sur que cela soit la bonne solution, mais je m'étonne qu'avec autant de moyens, nous ne soyons pas foutu d'en envoyer plus là ou cela est nécessaire. Quels besoins impérieux les retiennent en France ?

jeudi 24 juillet 2008

Nouvelle carte militaire française

24 07 2008

char_interdit.pngLes coupes sombres viennent de tomber. Je vous fais grâce de la liste que vous pourrez trouver dans des billets sur SecretDéfense ici, ici, et . Il y en a un aussi sur Zone Militaire

Pour ceux qui préfère quelque chose de plus "multimédia", j'ai trouvé sur France-Info une carte interactive de la restructuration. La voici:

Enfin, le Mindef a publier des document PDF comprenant les fermetures et déménagement des unités militaires, les cartes associées et un dossier expliquant cette réforme. Je les attache à ce post.

mercredi 23 avril 2008

Ya plus dingo que moi ;)

23 04 2008

RAIDS_263.pngNon sans rire, ça c'est pas sûr quoique :)

En réalité, c'est très sérieux, souvenez-vous il y a quelques mois, j'avais commis un article volontairement provocateur sur la réorganisation de notre appareil de défense, et des synergies que l'on pourrait trouver. Il s’intitulait Rationalisation. J’y distillais alors un certain nombre d’idées, pas toutes intelligentes j’en conviens, mais le but était de susciter le débat. Cela a un peu marché, car c’est le post le plus commenté (8), pas énorme pour certain, mais pour moi c’est un début. Je me croyait juste un peu idiot pour oser proposer des choses aussi radicale, hé bien je me rend compte que même des gens sérieux, en l’occurrence un journaliste de RAIDS, Baptiste MASON, ont des idées similaires. En gros on éclate tous et on recommence. Je dois avouer que je partage certaines des idées énoncées dans cet article sur « le scénario pour la défense nationale ? » (RAIDS n°263 – avril 2008, 6,50€ dans tous les bons kiosque). Il va plus loin, est plus cohérent que moi, mais il a sans aucun doute l’avantage du spécialiste des questions de défense, ce que je ne suis pas. Il est peu probable que ce qui est décris soit mis en application, car même si la dynamique de réforme est en vogue en ce moment, il me semble que ce qui est préconisé se heurterais sans doute à trop d’inerties et de levée de bouclier pour être applicable. Il ne préconise rien de mois que la disparition des 3 armées (+ DGA, SSA et SEA) pour le refondre en commandements interarmes. C’est très séduisant sur le papier, et j’aime bien le modèle, mais l’institution va résister très fort, et il n’est même pas sur qu’elle soit capable d’absorber ce genre de choc, même avec de la bonne volonté.

Peut-être que l’intention de l’auteur est de provoquer le débat, allez très loin pour ouvrir les esprits et peut-être ainsi voir une partie de ces rêves prendre forme. Un beau coup d’essai en tout cas, chapeau bas !

mardi 11 décembre 2007

Un pentagone à la française

11 12 2007

pentagone.pngL'article est paru ce jour dans le Figaro et c'est grâce au portail des sous-marins que je l'ai lu. De quoi s'agit-il exactement ? Nicolas Sarkozy s'apprêterais à annoncer ce mercredi le regroupement des 3 états-majors de l'armée (terre, air et marine) en un seul et unique endroit, le ministère en plus. A tous ceux que cela pourrais étonné, hé bien oui, les états-majors sont séparé, éparpillé pourrait-on même dire dans la capitale. Ainsi on déplacerait plus de 5 000 personnes civiles et militaires et 10 000 à terme. Un grand changement, comme on n'en a pas vu depuis le déplacement des fonctionnaires des finances du Louvre à Bercy. Le tout dans un immeuble neuf et sur un terrain de 8 hectares appartenant à l'armée dont elle en vendrait 3 pour financer le bâtiment.

Pour quel résultat, premièrement regrouper les états-majors sera sans doute générateur d'économie à terme, en mettant en évidence les inévitable doublons qui existent dans ces supers structures. Ensuite, il faut espéré que cette proximité géographique encouragera le travail en commun (on peut toujours rêver un peu :) ). N'oublions pas des locaux neuf, fonctionnel et dont l'entretien sera sans doute beaucoup moins onéreux pour le budget de la défense que l'hôtel de la Marine pour ne citer que ce dernier. Pour y avoir fait mon service, je peux vous assurer que l'on fait mieux comme bâtiment. L'or des locaux est sans doute très joli, mais il n'améliore par les finances de l'Etat et ne concours sans doute pas l'efficacité de ceux qui y travaille. Imaginer la galère pour faire passer câbles informatiques et autres appareils dans un bâtiment classé !

Vous l'aurez compris, je trouve cette idée particulièrement bonne, même si je suis sur qu'un certain nombre d'officier de salon vont râler contre cette réforme. J'avais déjà discuté avec quelques officiers lorsque j'ai fait mon passage à l'hôtel de la Marine du non sens d'être dans des locaux séparé par armes et si peu pratique. On m'avait répondu que tout les ministre de la défense qui avait essayé de déménager les états-majors en banlieue pour faire un pentagone à la française s'était cassé les dents face à la résistance des militaires, peu enclin à se retrouver relégué en banlieue, hors des fastes de ces magnifiques bâtiments.

Apparemment, mais cela reste à confirmer, cette résistance a été vaincu. Preuve que la volonté politique peut faire changer les mentalités là aussi. Reste à savoir si cette réforme produira bien les effets escomptés. Que je sache les querelles de clochés existent toujours au Pentagone, malgré un regroupement des états-majors.

Il n'en reste pas moins que cela va dans le bon sens, celui de la réduction du back-office en faveur du front-office pour parler un langage commercial. Comme l'indique l'article du Figaro, là ou nous somme 50-50, les anglo-saxons sont à 65-35, il y a donc encore une bonne marge de progression.

Ce rapprochement favorisera sans doute le CEMA (Chef d'Etats-Majors des Armées), renforçant ainsi sont rôle central dans l'armée, et puis il est plus facile de contrôler tout ce petit monde quand on l'a surplace n'est-ce pas. On a déjà assisté au rapprochement RG-DST, ce n'est sans doute que la suite logique de tout cela. Un regroupement des services, une fusion des organes doublonnant évitant les dispersions et permettant de redéployer des hommes où l'on en a vraiment besoin et où l'on en manque cruellement: le terrain. Reste après à les équiper correctement, et là, ce ne sont pas les économies générés par ce genre d'opération qui vont boucher les 40 milliards d'euros de trou qu'il manque à la défense pour payer les programmes en cours, mais ça c'est une autre histoire ...

vendredi 16 novembre 2007

La loi de programmation militaire 2008

16 11 2007

assemblee_nationale.pngJ’ai déjà eu l’occasion de le dire, la lecture des rapports parlementaires sur la future loi de programmation militaire 2008 a été fort instructive. Mes préjugés m’avaient ammenés à croire que ce genre de document était fait pour des technocrates avertis. Mea Culpa donc !

Je retire de cette lecture un sentiment mitigé. Pas de scoop tout d’abord, chaque rapport fait mention du futur livre blanc de la défense et ne s’engage guère sur l’avenir réel des programmes. M. Morin répète que l’abandon des FREMM supplémentaires est une information fausse tirée d’un blog (celui de M. Jean-Dominique Merchet je suppose) (280-TVII - EQUIPEMENT DES FORCES p 49).

Reste que pour moi qui suis étranger au monde militaire, j’ai découvert avec effarement l’état des MCO (Maintient en condition opérationnel) de nos forces. Quelque soit l’arme, elle n’est guère brillante. Si la situation semble en voie de redressement pour la marine, elle reste assez préoccupante partout. J’y vois, entre autre, la conséquence de l’étalement des programmes qui oblige à prolonger la vie de matériels qui n’ont pas été conçu pour cela (44 ans pour les ravitailleurs en vol C-135 !)

Reste que la situation risque de ne pas s’améliorer, car les crédits manquent pour finir tous les programmes engagés, et le temps de la rigueur budgétaire semble revenir. A ce propos, un extrait de l'audition du ministre de la défense m'a fait sourire. Un parlementaire lui fait remarquer le budget de la défense représente 1,7% du PIB alors qu'il devrait être de 2%, et le parlementaire de demander à M. Morin si le gouvernement va rectifier cette erreur ou user d'"artifices utilisés par tous les gouvernements depuis vingt ans." Et M. Morin de répondre en suggérant "que les parlementaires inscrivent cette mesure – qui coûterait 6 milliards d’euros, c’est-à-dire l’équivalent du budget de la justice – dans la LPM ou en discutent avec le Président de la République et le Premier ministre." En gros, ben c'est un peu toi le législateur, t'as qu'à les trouver les 6Md €, et puis en passant t'iras l'expliquer au Premier Ministre et au Président de la République au passage, hsitoire de te prendre une grosse engeulade au passage 8-) (280-TVII - EQUIPEMENT DES FORCES p 50).

Comme je ne suis pas sur de la durée de conservation des rapport parlementaires sur le site de l’assemblée nationale, j’ai pris la liberté de les mettre sur mon blog, comme cela ils sont bien au chaud. Je vous recommande leur lecture, ils sont instructifs à plus d’un titre.

lundi 17 septembre 2007

Rationalisation

17 09 2007

rafale_marine.pngOk, alors autant vous prévenir tout de suite, cet article est volontairement provocateur. L’idée bien sur n’est pas de choquer mes quelques lecteurs, mais au contraire de susciter le débat. Je vais donc peut-être y aller un peu fort pour certains, mais je vous demande de ne pas m’en tenir rigueur. Au contraire, réagissez, expliquez-moi en quoi ce que j’avance est impossible, idiot, inenvisageable. J’avance sur ce terrain sans forcement savoir, donc je suis ouvert à al discussion.

Mais de quel est le sujet ?
Quel est mon propos ? Comme le titre l’annonce, il s’agit de parler de rationalisation. Un petit article m’avait déjà mis la puce à l’oreille, il traitait de la mise ne commun d’hélicoptères de l’armée de l’air et de l’armée de terre sous la houlette de cette dernière. Et puis il y a eu aussi cet article sur l’embarquement de Marsouins sur des navire de la Marine Nationale. Alors ça a germé. Pourquoi ne pas rationaliser les moyens de la défense en attribuant les missions, les hommes et le matériel à celui qui a priori est le mieux placé pour le mener. Attention, ce n’est pas une question de compétence. Je n’ai aucun doute sur le fait q’un pilote d’hélicoptère de l’armée de l’air est aussi bon que son collègue de la Marine Nationale ou de l’ALAT.

Alors examinons de plus près les rationalisations possibles :
Les hélicoptères confiés à l’armée de terre. Qu’ils soient de la marine, ou de l’armée de l’ai, tous serait opéré par l’ALAT. Bien sur il y a des spécificités, mais l’idée il est possible que les missions et les équipements soient spécialisés. Les missions qui sont exclusivement de la Marine comme le sauvetage en mer, ou la lutte ASM, ou bien la sûreté aérienne pour l’armée de l’air serait repris par l’ALAT, au profit de la Marine et de l’armée de l’air. Pourquoi l’armée de terre puisque comme cela vole, cela devrait être pour l’armée de l’air ? Hé bien, il se trouve que cette arme est plus qu’étroitement lié à l’appui aux forces terrestres, qu’elle évolue en symbiose avec elle, et comme l’ALAT est le plus gros utilisateurs de ces machines, elle me semble plus à même de reprendre les autres missions.

Et les avions ?
Pour être logique, il faut aussi parler des avions de l’armée de terre (Pilatus TC6 et TBM 700) qui devrait être versé à l’armée de l’air. Vien ensuite l’aéronautique navale. Là je sens que je vais pas me faire que des copains  :-/ On transfert tout ce qui vole avec une voilure fixe à l’armée de l’air. Ca c’est fait !  ;) En gros la seule spécificité des pilotes de Rafale marine c’est l’appontage et le catapultage, plus quelques missions du genre l’attaque anti-navire. Rien qui ne puisse être transféré avec des qualif pour ces missions. Remarquez que je plaide aussi pour une plus grande homogénéité des matériels. Si on était dans ce « système », l’armée de l’air aurait commandé un grand nombre de Rafale marine (mettons une centaine), et on ne se poserait pas la question d’avoir un second groupe aéronavale pour le PA2. Bien sur ils coûtent sans doute un peu plus cher, bien sur ils ont des missions spécifiques, mais en attendant, on pourrait en déployer plus.

Et le reste ?
Alors on continue, l’espace, tout pour l’armée de l’air, les drones, l’armée de terre, la défense sol-air, l’armée de terre, les commandos de l’air et hop dans l’armée de terre, et enfin les fusiller marins et autres commandos de marine vers l’armée de terre. __ Quels sont les objectifs ?__
Il y a sans doute beaucoup d’autres exemples à citer. Je ne parle pas d’abandon de tradition ni d’unités, mais juste de regrouper des métiers qui sont quand même assez proche. Quel intérêt me direz-vous. Ce n’est bien sur pas de diminuer le nombre de matériel ni leurs servant. Cependant, il me semble que l’on pourrait ainsi gagner en nombre d’implantation et diminuer les doublons logistiques et administratifs, dégageant par là des ressources pour les machines et les opérationnels. Dans la même idée, il y a parié que si les achats étaient gérés par la même armée, la recherche d’un matériel unique serait moins polluée par les querelles de clocher sur la spécificité des missions

Les gagnants et les perdants
Vous remarquerez que le grand perdant de cette réorganisation est la Marine Nationale qui perds ces fusiliers, ces commandos, ces hélicoptères et ces avions. Cela fait beaucoup je vous l’accorde, mais le perdant n’est pas toujours celui que l’on croit. Je m’explique : il y a une règle un peu tacite je pense qui vise à ce que chacune des trois armes ait un budget à peu près équivalent(en 2006 6,2 Md€ pour la marine et l’armée de l’air et 8,7 Md€ pour l’armée de terre). Si on redistribue la donne en terme de mission et de matériel, il y a fort à parier que ceux qui hérite voient leur budget augmenter, mais sûrement pas dans les proportion équivalente au transfert ce qui laisserai plus de moyen à la Marine Nationale pour s’équiper en navire.

Un autre bénéfice serait sans doute d’habituer les militaires des différentes armes à travailler plus souvent ensemble et ainsi améliorer la compréhension des uns et des autres. Je sais bien qu’ils le font déjà, mais je suis sûr que cela pourrait être mieux.

Bref, voilà, je ne suis pas sur d’avoir raison, et je trompe peut-être complètement, mais cela semble logique et … inaccessible dans un futur proche, mais peut-être que cela viendra. Enfin à titre personnel, je ne crois pas vraiment à l’argument de la spécificité des missions. Si cette spécificité existe, je ne vois pas en quoi un aviateur ne pourrait pas apponter sur un porte-avions ou faire de la lute ASM pour ne prendre que ces deux exemples. Bien entendu il ne s’agit pas de transformer tous les aviateurs en pilote embarqué, mais on ne leur demande pas nom plus de savoir piloter un Awacs, un C-130 et un Rafale que je sache. Ces aptitudes sont liés à des qualifications, hé bien ce serait la même chose.

Votre avis m’intéresse
Pour finir, je ferais remarquer que cette logique est peut-être déjà à l’œuvre et qu’elle l’à déjà été, en témoigne les service dit « communs » comme se service des essences ou le service de santé des armées. Alors pourquoi ne pas allez plus loin. J’attends vos réactions car l’idée de cet article est bien de discuter de la question. A vos plumes ! 

La photo est sous licence Créative Commons a été trouvé sur Flikr et est l'oeuvre de PascalSubtil.

mercredi 12 septembre 2007

L’armée et la réserve

12 09 2007

defile_militaire.pngCette année, et sans doute les suivantes, vont être budgétairement douloureuses pour les armées françaises. Dors et déjà, on sait que l’on ne pourra pas maintenir tous les programmes avec la loi de programmation actuelle. Etant donné que le budget doit se maintenir « autour » des 2% du PIB (aujourd’hui 1,92%, mais 0,01% cela fait quand même presque 180 Millions d’€ !) il va donc falloir faire des sacrifices, à défaut de vouloir augmenter le budget. La défense prend déjà plus que sa part dans les non remplacement de fonctionnaires, (26 % des réduction, alors qu’elle ne représente que 15% des effectifs), en plus de cela il a de nombreuses pistes à explorer. Il est vrai que 50 systèmes informatiques de gestion et 7 directions RH donnent encore des marges de progression significative. Aujourd’hui on apprend que plus de 50 sites militaires devraient être fermé . Pourquoi pas, je suis plutôt pour. Ce serait sans doute salutaire que l’organisation et les moyens alloués à nos forces armées le soient en fonction des missions qui lui sont confiés. Et par missions j’entends la défense du territoire national et de nos intérêts dans le monde. Alors oui, si une base ne sert à rien, et qu’elle est plus utile ailleurs, il vaut mieux s’en séparer. Le monde a changé, les missions aussi. La taille de nos forces à diminuer, il ne sert donc à rien de garder des enceintes inutiles au simple prétexte qu’elles servent de poumon économique d’une région. L’armée n’a pas dans sa mission la défense de l’économie locale. J’ai conscience de ne pas forcément être très populaire en disant cela, et ce d’autant plus que ma région pourrait bien être touché par ces fermetures. Mais il faut être cohérent avec soi-même. On ne peut pas appeler à une plus grande rationalisation des moyens militaires et conserver des sites inadéquats.

Le lien armée-nation
Pour autant, j’aimerais apporter une petite nuance à mon propos. Si le ministre de la défense M. Hervé Morin dit « J’ai entendu à plusieurs reprises le président de la République dire que le ministère de la Défense n’était pas chargé de faire de l’aménagement du territoire » ce qui à mon avis est vrai, la raréfaction de nos implantation militaire ne risque-t-elle pas de diminuer le lien armée-nation déjà très fragile dans notre pays ? Je m’explique. J’étais pour la professionnalisation de nos armées, parce que je considérais que c’était le gage d’une meilleure efficacité pour nos forces. Dans le même esprit j’ai toujours réfuté les arguments des pro-conscriptions affirmant que le service militaire favorisait la mixité sociale et occupait les jeunes, les empêchant d’être au chômage. Je le répète ce n’est pas et ne doit pas être une des missions de nos armées. Ce sont des soldats, pas des enseignant, ni des assistantes sociales. En revanche le service avait au moins l’avantage de faire découvrir à un certain nombre l’univers militaire, ces missions et ses valeurs. En ce sens, il participait au lien qu’entretient l’armée avec la nation.

La réserve
Le plus dommage avec cette réforme, c’est qu’elle ne s’est pas préoccupé de mettre réellement en place une réserve qui est nécessaire tant d’un point de vue opérationnel que du lien que l’armée doit entretenir avec le pays. Il est assez significatif de voir que les deux pays qui sont les plus emblématiques de la professionnalisation des armées, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont des structures permettant de conserver le lien entre elle et leur population. Ainsi en Grande-Bretagne, de nombreux régiments sont régionaux. Ils sont basés dans un bassin de population d’où ils tirent une majorité de leurs effectifs (Gallois, Ecossais etc..). Bien sur ce n’est pas le cas de tous, mais cela créer une cohésion au sein de l’unité, et cela participe du lien que l’armée peut entretenir avec le pays. Dans le même esprit aux Etats-Unis, la Garde Nationale est par définition stationné dans son état et avec des hommes et des femmes qui y résident. Outre sa fonction de réserve pour l’armée des Etats-Unis (US Army ou US Air Force), elle permet aussi à l’institution militaire d’être beaucoup plus en contact avec les citoyens américains que ne peut l’être l’armée française. Je ne pense pas qu’il faille forcement reprendre le même modèle « régional » en France. Chaque pays et chaque institution militaire a forgée sa propre histoire. Elle lui est spécifique et fait sa force. Néanmoins, il me semble qu’a l’heure ou une certaine remise à plat va se faire, il est nécessaire de s’intéresser à la place de la réserve dans notre pays. Elle pourrait être le chaînon manquant entre l’armée et les citoyens, tout en apportant une certaine souplesse dans la gestion humaine des régiments. Mais pour cela il faudrait encore une volonté politique, et peut-être aussi une envie des militaires eux-mêmes. Je ne suis pas vraiment sur en effet que ces derniers ne voient pas d’un mauvais œil ces militaires du dimanche comme on les appelle parfois. On pourra toujours leur opposer que la Garde Nationale américaine ne démérite pas en Irak ou en Afghanistan. Elle apporte plus que son lot dans ces deux conflits, et ce pays aurait été totalement incapable de les entreprendre sans elle. Bien qu’aujourd’hui l’Oncle Sam éprouve de grandes difficultés a recruter et à conserver ces soldats, il y a fort à parier que ce n’est que temporaire et qu’une fois les conflits soldés (probablement par un piteux retrait, mais c’est une autre histoire), la Garde Nationale retrouvera l’engouement qu’elle suscitai auparavant.

Alors espérons que la rédaction du futur livre blanc pendra en considération la réserve opérationnelle, en lui donnant des missions et surtout de moyens.