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MilitaryBlog

mercredi 18 juin 2008

La déception du livre blanc

18 06 2008

Superbe article du Figaro sur le livre blanc. Apparemment écrit anonymement, devoir de réserve oblige par un ensemble d'officier généraux des 3 armées, il résume parfaitement ma pensée (en mieux).

Il décrit dans le menu quel était le constat avant le livre blanc, sur l'état de nos forces et les espoirs qui étaient placé en lui et dans le président. Il explique ensuite en quoi ces espoirs n'ont pas été concrétisés et pointe du doigt les 4 incohérences majeures de cet ouvrage qui vont nous faire descendre au niveau de L'italie en Europe, tout en laissant le leadership aux Britannique.

L'article est disponible ici

Bien rédigé et bien expliqué, rompez les rangs 8-)

Le renseignement, la nouvelle priorité nationale

18 06 2008

satellite.pngNous avons élu un ministre de l’intérieur, et cela se voit. Même dans les questions de défense nationale, il y a une nette orientation vers les fonctions de sécurité intérieur et du renseignement qui dépendent moins directement du rôle des armées que celle de la police ou des services secrets. De plus notre président et son entourage semble avoir un mépris important pour les militaires, ainsi que différents couac en public lors de manifestations l’ont montrés. C’est plus que regrettable, surtout pour un candidat qui avait placé la grandeur de la France au centre de sa campagne en nous abreuvant de beaux discours sur le sujet.

Or donc, le renseignement est une priorité. For bien, c’est sans doute important, mais alors que les vaches sont maigres, est-il utile de doubler son budget. A quoi sert-il de mettre en œuvre un système de détection de missile balistique pour un pays comme la France ?

Peu de pays ont des capacités balistiques nucléaires suffisantes pour nous menacer. Cela changera sans doute, mais ce n’est le cas actuellement que des Etats-Unis de la Russie, de la Grande-Bretagne et peut-être de la Chine (pas sur de la portée des engins). Dans le los, on peut raisonnablement estimer sur un horizon de 20 ans que seul éventuellement la Russie peut nous menacer et encore. Reste ensuite l’arrivée sur la scène de quelques acteurs régionaux comme l’Iran ou la Corée du Nord. Il peut en effet être important de pouvoir détecter un lancement, mais pour faire quoi ensuite. Nous n’avons pas les moyens, ni l’intention apparemment de construire un système anti-missile comme les américains le font. Le voudrions nous que cet objectifs serait hors de portée budgétaire pour ne pas dire plus.

Alors quoi, nous saurons que nous allons être touchés, sans pouvoir l’empêcher. Le savoir nous permettra de riposter, effectivement, mais cette riposte intervenant après coup, elle aurait de toute façon eu lieu, car aucun pays à l’exception de la Russie et des Etats-Unis n’ont les moyens de détruire nos forces stratégiques du premier coup, donc avec ou sans moyen de détection, notre capacité de riposte n’est pas menacé. Quand à savoir d’où le coup est partie, il y a fort à parier que la crise internationale qui aurait amené à cette apocalypse permettra d’identifier le méchant, et si ce n’est pas le cas, les Etats-Unis sauront nous le dire. Non pas que je veuille me réfugier entre leurs pattes, mais franchement, j’ai beaucoup de mal à voir la justification d’un tel système dans le contexte budgétaire actuel.

Bref, mis à part nous donner un préavis qui ne va pas dépasser les 15 minutes et identifier le pays lanceur, informations qui peuvent être importante, mais dont le prix va être prohibitif par rapport aux bénéfices que l’on peut en tirer. Cela ne nous permettra pas de détruire la menace, et cela ne mettra pas en danger notre capacité de riposte. J’ai d’ailleurs toujours été sceptique sur la capacité d’un état de réagir en moins de 15 minutes, voire moins, à ce genre de menace.

En ces temps de disette budgétaire, pourquoi investir dans ce genre d’équipement ?

La place de la France dans le monde

18 06 2008

on_refait_le_monde.pngJ'écoutais ce soir l'émission "On refait le monde" sur RTL, et l'un des sujets des polémistes était les annonces faites par le président de la République sur les questions de défense. La réaction de l'un des intervenant, je crois que c'est Rodolphe Bosselut, était de dire qu'enfin on prenait acte du positionnement réel de la France sur l'échiquier mondial, sous-entendu, un rôle mineur, en tout cas bien moindre que celui qu'elle s'imagine et tente d'avoir depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Il y a du vrai là-dedans, mais pas forcement au sens ou l'entendait M. Bosselut, en tout cas de mon point de vue.

Le rôle et la place d'un pays n'est pas nécessairement le résultat d'un classement automatique, genre xième puissance économique, nombre d'habitants ou autres critères quantifiables. Non son rôle et sa place sont essentiellement une question de volonté politique. Nous voulons, pour différentes raisons jouer un rôle dans le monde. Pour défendre des idées, pour promouvoir notre modèle de société, pour protéger, défendre et étendre nos intérêts. Au nom de quoi la France devrait se contenter d'un petit rôle, quand elle peut avoir mieux, de part son histoire, sa culture, ses idées, et ses intérêts. Remarquer que je n'ai pas parler de moyens, car ces moyens nous les avons, nous faisons juste le choix de les utiliser à autre choses, au demeurant très importante comme la protection sociale, l'éducation, la justice, ... C'est donc un choix et non une fatalité, comme on semble le penser. Je ne critique pas forcement ces choix d'ailleurs, car ils sont nécessaire pour la plus grande partie, en revanche je conteste de toutes mes forces l'affirmation selon laquelle la France étant un petit pays, elle doit donc rester à sa place et se recroqueviller sur elle-même, ce qu'est en train de faire le livre blanc.

snle.pngCar enfin, la France dans les années 60 n'était pas plus forte qu'aujourd'hui comparativement aux autres nations, elle s'est pourtant doté de l'arme atomique, ce que peu de pays ont réussi à faire, ce qui lui a permit une indépendance qu'elle n'aurait pas pu avoir sans cette option. Elle a aussi déployé des forces armées crédibles, à sa taille, mais crédible, et une diplomatie présente partout sur le globe pour faire valoir nos intérêts et nos idées. Etait-ce en rapport avec notre poids dans le monde, pas plus qu'aujourd'hui. La seule différence c'est que la volonté et la vision politique existait, là ou aujourd'hui elle tend à disparaitre.

Avoir des forces armées efficientes et suffisamment nombreuses permet une présence planétaire, ce que très peu de pays ont actuellement. Cela permet d'avoir en tout point du globe des hommes et des femmes prêtes à intervenir pour nous défendre (voir l'affaire du Ponant). Un pays comme l'Italie, l'Espagne ou l'Allemagne aurait-il pu en faire autant. Non ! Pas forcement pour une question de moyens, mais pour une question d'ambition. Nous avons une ambition mondiale, certes pas comparable à celle des Etats-Unis, mais beaucoup plus importante que tous nos voisins européens, à l'exception des Britanniques. Cette ambition nous amène à déployer nos forces et notre diplomatie sur toute les mers et continents du globe. Le corolaire de ces déploiements c'est que nous sommes prêts à toute éventualité, et que nous pouvons intervenir rapidement et avec les bons moyens comme nous le souhaitons et quand nous le souhaitons.

arc_de_triomphe.pngAu fur et à mesure du temps, nous avons laisser cette capacité s'effriter, au point qu'elle est très sérieusement menacé. Car en effet, le revers de la médaille, c'est que ce genre d'ambition demande des moyens financiers et humains important que la Nation, ou tout du moins ces dirigeants ne désirent plus donner. Alors on se donne bonne conscience en se disant que ce n'est qu'un juste retour des choses et une manière de se remettre soi-même à sa bonne place. Mais cette place n'est pas naturelle en soi, elle est le résultat d'un choix politique.

Pour finir, j'ajouterais un petit coup de gueule "clin d'oeil à l'émission" 8-) sur une autre intervention (Clara Dupont-Monod) affirmant que l'heure n'était plus au gros format d'armée et que la stratégie comptait plus que le nombre d'hommes. C'est vrai, mais a l'heure ou toutes les nations engagés au combat en Afghanistan ou en Irak font le constat que la technologie ne remplace pas forcement les hommes et que ce dont on manque le plus actuellement ce sont des fantassins, il me semble que cette remarque était malvenue. Quand on ne sait pas de quoi on parle, il vaut mieux ne rien dire. Les réductions d'effectifs, l'armée française les à déjà faite il y a10 ans lors de la suppression du service nationale. Le format actuel était bon (ou tout du moins un bon compromis). Le réduire encore va effectivement finir par nous reléguer au même rang que la Belgique ou la Hollande. Des matériels plus performant ne permettent pas forcement d'avoir plus avec moins. Car tout performant qu'il soit, un équipement ne possède pas le don d'ubiquité. Remplacer 3 aviso A69 avec une FREMM, donne peut-être un résultat positif sur le papier, mais cela ne permet pas à ce nouveau bâtiment d'être en même temps dans l'Atlantique, en Mer Rouge et dans l'Océan Indien, quand bien même son efficacité locale serait plus importante. Il est dommage que certain oublie ces quelques règles de bon sens.

mardi 17 juin 2008

Le livre blanc disponible en téléchargement

17 06 2008

livre_blanc_defense.pngPour ceux qui le désire, le nouveau livre blanc de la défense a été mis en téléchargement sur le site du ministère de la défense. Je m'exprime assez ici pour dire que les choses vont mal pour ne pas saluer une bonne initiative quand j'en voit une. Chaque citoyen peut donc télécharger ce pavé gratuitement au lieu de l'acheter en kiosque. Une bonne initiative donc que l'on peut retrouver ici.

au moins on ne pourra pas dire que l'on ne peut pas y accédez, même si je ne suis pas sur que sa lecture soit des plus digeste. Enfin il y a quand même une synthèse qui est proposé sur le site.

A vos souris. ;)

Pour ce qui est du contenu en lui-même du livre blanc, ou plutôt de ces orientations, je suis en train de préparer un petit article sur l'augmentation du budget du renseignement satellitaire, stay tuned... 8-)

Progagande

17 06 2008

20h_tf1.pngIl est assez rare de voir les médias traditionnels s’intéresser simultanément aux affaires de défense. La parution du livre blanc est un de ces moments. Nous avons donc droit aux journaux télévisés, à la radio, dans la presse écrite et sur le web à une profusion de nouvelles et de commentaires sur « la nouvelle politique de défense de la France ». Autant je trouve que la plus part des médias s’en tirent pas trop mal en étant objectif, même s’ils ne présentent pas les conséquences des réductions d’effectifs et de budget pour la France, autant j’ai été écœuré par la présentation qu’en a faite TF1 au journal de 20h d’hier soir.

Pour vous faire une idée, vous pouvez aller regarder le reportage sur le site de la chaîne ici

Il faut tout de suite préciser que je ne suis plus depuis longtemps un habitué de cette grande messe télévisée. De part mes horaires, je n’ai pas le temps de la regarder, en plus du fait que son contenu ne m’intéresse guère. On y parle trop, à mon gout s’entendant, de l’actualité française, alors que je suis plus intéressé par celle qui concerne l’étranger. Si on ajoute à cela qu’une bonne partie du journal relève plus du magazine que de l’info, la part restante est trop faible pour que je m’y attarde. C’est sans doute ces raisons qui font que je suis un abonné du Courrier International et que j’écoute plus la radio que je ne regarde les infos à la télé.

Ecœuré donc par la présentation de TF1. Au final on va donc « injecter » 377 Md € dans la défense sur les 10 prochaines années, un chiffre si impressionnant qu’il donne l’image d’une augmentation du budget, là ou il baisse. A ce rythme là, autant prendre les chiffre pour un siècle, ça sera encore mieux. Le second porte-avions, renvoyé à 2012, c'est-à-dire probablement jamais, mais apparemment on s’en fout, les matériels vieillissants, pas grave il y en a plein de nouveau qui arrive (NH90 et A400), sans un mot pour parler du fait que l’on ne remplace même pas un équipement sur deux, ni des « trous » capacitaires que l’on va avoir avec les retards de livraisons suites aux étalements de programmes.

Au final il n’est guère étonnant que nos concitoyens se moquent des questions de défense, quand la présentation qui leur est faite leur indique que tout va bien et que l’on est en train de construire un outil performant et efficace, alors qu’en coulisse on démembre l’outil pour l’adapter à une toute petite puissance, sans rapport avec l’ambition de la France dans le monde, ni à ses intérêts.

On croirait de la bonne vieille propagande. Remarquez, il faut qu’il soit gentil à TF1 avec les cadeaux que notre président leur a fait en voulant supprimer la pub sur France Télévision et la seconde coupure de pub durant les films. Cela vaut bien un petit renvoi d’ascenseur et une couverture bienveillante de la politique du gouvernement.

Alors quoi, quand on supprimer 15 000 poste d’enseignant sur 1 153 000 tout le monde est dans la rue, mais quand on en enlève 54 000 sur 320 000 dans l’armée ce n’est pas grave ? Je vous rappelle que l’on va « injecter » plus de 770 Md € dans les 10 prochaines années dans l’éducation tout de même. Je vous accorde que l’éduction est très importante, et elle a donc la place de choix dans les orientations budgétaire de ce pays, mais il y a là un traitement qui me choque personnellement.

vendredi 30 mai 2008

Les temps sont durs

30 05 2008

sarkozy.pngCela fait plus d’un mois que je désirais publier un post sur la composante aéroporté de la dissuasion nucléaire. A force de le repousser pour cause de manque de temps, le sujet a été brillamment abordé par J. Henrotin dans son blog. Je suis sur la même ligne que lui, à savoir qu’en ces temps de vaches maigres budgétaires, sacrifier cet outil ne nuirait pas forcement à notre crédibilité, mais permettrait (peut-être) de dégager des économies pour d’autres programmes.

Ce n’est pas le choix qui a été fait et je le regrette. Apparemment la volonté de réforme affichée par le pouvoir politique semble avoir une logique que je peine à comprendre.

J’avais aussi dit que je ne trouvais pas cohérent de construire une second PA si c’était pour diminuer le nombre de frégates. Mais si on en arrive à faire les deux (pas de PA2 et 11 Fremm au lieu de 17) alors là c’est le pompon (de marin :-/ )

Plus sérieusement, j’attends du président de la république qu’il annonce clairement que la vocation de la France n’est plus d’intervenir sur la scène mondiale, et que l’on va se contenté d’un rôle similaire à celui de la Belgique, vu que notre armée va bientôt être comparable !

Alors quoi, on va dire 30 000 hommes projetables, 200 avions de combat et 20 bâtiments de guerre, on va faire rigoler du monde croyez moi. Ce n’est plus la 5 ou 7ième place que l’on vise mais la quinzième ou la vingtième. Cela ne me dérange pas, mais il faudrait le dire à nos concitoyens pour que les choses soient claires. Non que cela les intéresse, ils s’en moquent au moins autant que notre président qui ne cache pas son manque d’attrait pour la chose militaire. Au moins on pourra toujours dire, je vous l’avais bien dit. Maigre consolation inutile !

A au fait la prochaine fois que l’on voudra faire les malins en accompagnant des convois du PAM, ou que l’on voudra libérer des otages sur un voilier, hé bien, on ne pourra pas, mais ce n’est pas grave n’est-ce pas ?

On a d’une part un président qui n’arrête pas d’envoyer nos soldats, marins et aviateurs aux quatre coins du monde, et en même temps une diminution drastique des moyen consacré aux armées (pas de PA2, moins de frégates, moins d’hommes et d’avions…) il faut que l’on m’explique, je suis un peu perdu.

J’ai déjà dit que je comprenais que les moyens budgétaires étaient limités, je sais qu’il faut faire des choix douloureux, mais là cela devient du n’importe quoi. Finalement je comprends peut-être pourquoi certains dans la commission du livre blanc ont porté des options encore plus minimalistes (15 000 hommes projetables), peut-être pour assumer pleinement et clairement notre nouveau rôle de non puissance.

Ces choix budgétaires montrent clairement que la France fait le choix du repli sur soi, à un moment où l’état du monde nécessiterais d’aller vers l’extérieur. Ce choix m’attriste, mais peut-on demander à des hommes politiques qui n’ont qu’une vision de la France en France d’avoir une vision de la France dans le Monde, sans doute pas !

lundi 28 avril 2008

Mais que va-t-on faire dans cette galère ?

28 04 2008

darfour.png

Imaginez un conflit au beau milieu de nulle part, loin des mers, sans infrastructures à même d’accueillir des forces, bref un vrai cauchemar logistique. Ajoutez ensuite, une faible capacité a envoyer davantage d’hommes vers un autre théâtre d’extérieur, quand on en a déjà déployé 35 000. Soupoudrez d’un manque total d’objectifs et de cohérence Versez dans un grand bol de dialectique militaro pseudo humanitaire (genre bobo qui se donne bonne conscience) Ajoutez un énooorme zest de vanité d’un ministre des affaires étrangères dont l’un des objectifs est de briller en société comme il l’a déjà fait pour un précédent fiasco en portant des sacs de riz. Un zest de réforme budgétaire où l’on nous annonce que l’on va supprimer des postes de militaires alors qu’on n’en a jamais autant déployé Remuez le tout dans quelques réunions de génération de force, où nos partenaires se demandent comment ne pas y aller sans froisser le nouveau président français et son sémillant ministre des affaires étrangères. Faîtes chauffer au soleil d’Afrique, et voilà, vous aurez la recette d’un fiasco programmé : l’opération européenne au Darfour.

Que l’on envoi des hommes se faire tuer, (et cela à déjà commencé avec le sergent Polin), juste pour satisfaire l’ego d’un homme qui s’imagine qu’une force militaire de l’autre coté de la frontière peut impressionné un pays comme le Soudan, soutenu par la Chine au deumerant, cela m’énerve. Oui, ce qui se passe au Darfour est sans aucun doute horrible, mais sans doute pas plus qu’en Birmanie, au Tibet, ou dans d’autre coin de la planète.

Nous n’avons pas assez de ressources, humaines, matérielles et financières pour nous lancer dans cet imbroglio, et puis pour y faire quoi. Protéger des populations et faire de l’humanitaire ? Est-ce là vraiment le rôle des armées ? Je ne le pense pas. Dans un an, durée de fixée de la mission, on en sera au même point, et on reconduira la mission, jusqu’à ce que nos partenaires se lassent et nous abandonnent ? jusqu’à ce que le gouvernement change ? , jusqu’à ce que le bon sens revienne chez nos hommes politiques (là faut pas rêver)…

J’aimerais que certains ne joue pas asssi facilement avec la vie des autres, car enfin que va-t-on faire là-bas ? Quels buts, quelles missions, quels résultats tangibles attend-t-on ?

Rien juste ce donner bonne conscience, dire que l’on fait quelque chose même si cela ne sert à rien ou à pas grand-chose. Belle consolation pour la famille du sergent Polin et les autres hommes qui vont sans doute laisser la vie pour une politique qui n’en n’a même pas le nom.

mercredi 23 avril 2008

Ya plus dingo que moi ;)

23 04 2008

RAIDS_263.pngNon sans rire, ça c'est pas sûr quoique :)

En réalité, c'est très sérieux, souvenez-vous il y a quelques mois, j'avais commis un article volontairement provocateur sur la réorganisation de notre appareil de défense, et des synergies que l'on pourrait trouver. Il s’intitulait Rationalisation. J’y distillais alors un certain nombre d’idées, pas toutes intelligentes j’en conviens, mais le but était de susciter le débat. Cela a un peu marché, car c’est le post le plus commenté (8), pas énorme pour certain, mais pour moi c’est un début. Je me croyait juste un peu idiot pour oser proposer des choses aussi radicale, hé bien je me rend compte que même des gens sérieux, en l’occurrence un journaliste de RAIDS, Baptiste MASON, ont des idées similaires. En gros on éclate tous et on recommence. Je dois avouer que je partage certaines des idées énoncées dans cet article sur « le scénario pour la défense nationale ? » (RAIDS n°263 – avril 2008, 6,50€ dans tous les bons kiosque). Il va plus loin, est plus cohérent que moi, mais il a sans aucun doute l’avantage du spécialiste des questions de défense, ce que je ne suis pas. Il est peu probable que ce qui est décris soit mis en application, car même si la dynamique de réforme est en vogue en ce moment, il me semble que ce qui est préconisé se heurterais sans doute à trop d’inerties et de levée de bouclier pour être applicable. Il ne préconise rien de mois que la disparition des 3 armées (+ DGA, SSA et SEA) pour le refondre en commandements interarmes. C’est très séduisant sur le papier, et j’aime bien le modèle, mais l’institution va résister très fort, et il n’est même pas sur qu’elle soit capable d’absorber ce genre de choc, même avec de la bonne volonté.

Peut-être que l’intention de l’auteur est de provoquer le débat, allez très loin pour ouvrir les esprits et peut-être ainsi voir une partie de ces rêves prendre forme. Un beau coup d’essai en tout cas, chapeau bas !

lundi 21 avril 2008

Ponant: alors finalement cela sert à quelque chose :)

21 04 2008

pirate.pngJe ne vais pas forcement revenir sur le déroulement de l’opération, d’autant plus que ce ne serait que des redites d’autres sites très bien fait comme SecretDéfense (ici) ou Le Figaro.

Je remarque juste une chose, cela s’est bien passé, nous étions là ou il faut avec les moyens adéquats. C’est une magnifique démonstration de force maitrisé qui a mis en œuvre quasiment toute la panoplie des moyens militaires français.

Que l’on en juge : 4 bâtiments de combat (pré positionnés), des commandos de la marine et du GIGN, des hélicoptères, un Atlantic 2 de PATMAR, des Transall pour le parachutage en pleine mer des commandos, plus les satellites de communications et autres, il y avait la totale.

Cela sonne comme un juste rappel pour nos concitoyens. Oui nos forces armées sont indispensables pour faire respecter nos intérêts et protéger nos compatriotes à l’étranger. Il ne suffit pas de remplacer 3 frégates par une plus imposante, elle n’aura pas pour autant le don d’ubiquité. Si nous n’avions pas eu de force sur place, les bateaux ne serait pas arrivée sur zone avant la fin de la prise d’otage, et le président de la république n’aurait pas pu fixer les lignes rouges aux ravisseurs (pas de transbordement à terre, pas de séparation des otages). Car enfin, comment menacer les ravisseurs quand vous n’avez aucun moyen sur place ?

La France est l’un des rares pays, avec les Etats-Unis et peut-être la Grande-Bretagne (même pas sur) a entretenir des forces un peu partout sur la planète, et c’est aussi grâce à cela que nous avons pu intervenir efficacement.

En gros des moyens, bien positionnés, des hommes entrainés et professionnels (parce qu’atteindre un capot de voiture qui roule avec un fusil 12,7 mm depuis un hélicoptère, cela doit demander quelques heures d’entrainement je suppose), tout cela nous a permis d’agir avec efficacité et célérité.

Une autre preuve que l’on est capable aussi d’utiliser des matériels qui n’ont pas forcement été conçu pour cela, comme l’ATL2 de PATMAR, fait au départ pour trouver les sous-marins russes, matériel de la guerre froide, utilisé dans la résolution d’un acte de piraterie.

Du bon boulot, sans effusion de sang, un sel mot BRAVO LES GARS !

dimanche 20 avril 2008

La célébrité ?

20 04 2008

Franchement je n’en n’espérais pas autant en ouvrant ce blog. Au départ c’était plutôt un défi à moi-même, autant technique que rédactionnel d’ailleurs. J’adore le sujet, et je me suis dit qu’en plus j’apprendrais beaucoup à monter une plate-forme complètement indépendante (basée sur Dotclear). Une fois le coté technique réalisée (je suis d’ailleurs près à aider d’autre bloggeurs militaires qui voudraient avoir leur propre plate-forme). Et puis voila, avec les aléas, et malgré une publication en baisse ces derniers temps pour cause de surmenage professionnel, vous êtes toujours au rendez-vous, entre 20 et 30 chaque jour, et çà c’est un vrai choc pour moi.

MilitaryBlog_DSI.jpg

Alors imaginez ma surprise que j’ai vu que j’étais en plus cité dans DSI, la vraie consécration. Bon ils ont mis en avant mon flux RSS d’émission TV, et comme je ne regarde plus guère la télé en ce moment, j’ai aussi moins le temps de regarder les programmes donc de les mettre à jour. Mais en tout cas cela veut dire que je suis lu et cela je vous en remercie. Cela m’oblige donc à continuer :) et c’est tant mieux.

Je pense que je ferais un bilan cet été au 1er anniversaire, et je montrerais un peu les stats de ce blog, en attendant merci et tous et bonnes lectures. N’hésitez pas à me faire part de vos remarques et/ou critiques, elles sont les bienvenues.

MB

jeudi 27 mars 2008

"Nous étions tous volontaires"

27 03 2008

contractors.png
« Nous nous reposions près des tentes que nous avions dressées au milieu d’un verger en Normandie, et nous nous demandions pour quelle somme nous accepterions de refaire ce que nous avions fait ce jour là si on nous payait. Ce soir là nous sommes tous tombé d’accord pour mettre la barre à 1 000 $ par mission. Mais moins de 10 jours plus tard, nous avions subie de telles pertes que nous sommes revenu sur cette estimation, il n’était plus question de faire cela pour moins de 10 000 $ par mission, et je crois qu’à la fin du mois de juillet plus personne ne parlait de tarif. Aucun mercenaire, quelle que soit la somme proposée n’aurait pu accepter de faire ce que nous faisons, nous qui étions tous volontaires » Quentin Aanenson , Luverne Minnesota, pilote de chasse sur le front européen en juillet 1944. (extrait de la série documentaire The War, ep. 8)

Ce témoignage résonne particulièrement en moi, mais pas forcement pour les raisons que l’on pourrait croire. Je le met en parallèle d’une réflexion que j’ai eu en lisant un article de DSI n°33 de janvier 2008. Plus précisément l’interview du général Vincent Desportes «  Les armées sont clairement aujourd’hui l’ultima ratio de la Nation en raison de « spécificités » qu’elles sont les dernières à détenir. En ce sens, leur efficacité repose sur trois piliers : L’obéissance par principe – une qualité qui n’est plus aujourd’hui partagée -, La disponibilité permanente et la capacité à intervenir de manière structurée et organisée, de façon autonome, quand plus rien ne fonctionne »

Quels sont les points communs de ces deux citations, pour moi, c’est la mise en relief des dangers qu’il y a à utiliser de façon exagéré, comme c’est le cas en ce moment, les sociétés militaires privée (SMP). Ces entreprises prospèrent depuis quelques années. D’un phénomène marginal dans les années 60-70, c’est devenue presque un phénomène de masse au point que le nombre de ces employés serait plus nombreux que les troupes US en Irak. Bien sûr, la plus part ne combattent pas, et occupent des emplois de logistique, mais certains sont en train de se transformer en véritable petite armée privée.

Leur explosion est surtout due au recours massif des anglo-saxons à la sous-traitance. Elle a beaucoup d’avantage parait-il. Les coûts sont moins importants (ce qui n’a jamais été prouvé, particulièrement quand on compare un salaire de soldat à celui de ces contractors), il n’y a pas besoin de les former (ben tiens, comme ce sont des anciens militaires pour la plus part, c’est déjà fait et c’est aussi l’état qui a payé), on peut les employer sans avoir à les justifier car ils sont discret (en somme cela permet aux gouvernant de ne pas avoir à justifier de leurs actes, et cela leur évite donc de longues explications à l’opinion publique), et leur pertes ne sont pas comptabilisé dans celles des soldats (ha oui, on ne vous a pas dit, ce ne sont pas des humains !)

Au-delà de tout cela, ce qui est à mon sens plus inquiétant, c’est plutôt qu’elles commencent à tenir certains pans de l’action militaire. Et autant que je le sache, elles ne respectent aucun des 3 piliers qui font la force des armées.

L’obéissance par principe, c’est ce que l’on attend d’un militaire, parce que sans cela, point de salut. On ne parle pas d’obéissance stupide et aveugle, on parle ici de devoir bien compris, de confiance dans le jugement de ces supérieurs qui fait qu’une mission sera menée à bien. On ne peut pas attendre cela de quelqu’un qui fait cela pour l’argent. Aucun mépris dans ce commentaire, ce n’est juste pas la même motivation. Comme M. Aanenson le rappelait, « Aucun mercenaire, quelle que soit la somme proposée n’aurait pu accepter de faire ce que nous faisons, nous qui étions tous volontaires ». Contrairement à une idée répandue, l’argent n’achète pas tout. Car que faire de l’argent si l’on perd la vie. Il y a donc des valeurs supérieures qui peuvent vous faire faire le sacrifice ultime de votre vie, et il est probable que l’argent ne soit pas de celle-là. Opérer un service de ravitaillement en vol par une entreprise privée est quelque chose de tentant, quand tout va bien en temps de paix. Que se passe-t-il si la guerre oblige les avions et les personnels de cette même entreprise à s’exposer à un danger certain. Le feront-ils, une armée, un pays peut-il accepter ce genre d’incertitudes ?

La disponibilité permanente, ne fait pas forcement non plus parti des pré-requis de ces entreprises. Je travaille dans un domaine ou la haute-disponibilité des matériels est importante. Cette disponibilité se paye, et elle est très chère. Alors parfois on s’en passe pour des éléments jugés moins critiques. Est-ce la même chose avec les fonctions occupées par des SMP ? Comment fait-on pour nourrir des hommes qui doivent partir rapidement pour une mission si la cantine est fermée parce que les employés n’arrive qu’à 7 heures du matin. Bien sûr je ne donne que des exemples extrême, mais je suis sur que des soldats US peuvent trouver des exemples de ce genre en Irak.

La capacité à intervenir de manière structurée et organisée, de façon autonome, quand plus rien ne fonctionne, rien que le fait de recourir à une SMP supprime cette capacité, puisque la force n’est plus autonome, mais dépend d’un tiers non maîtrisable. Non seulement elle diminue l’autonomie de nos forces armées, mais la SMP n’a pas le degré d’autonomie qu’aurait une force armée pour remplir sa mission. De part sa structure para-militaire, elle s’appui sur des infrastructures civiles qui peuvent lui faire défaut. Le maillon le plus faible se répercutant jusqu’au sommet, nos armées dépendent donc d’autres intervenants.

Last but not least, que dire d’une force qui combat pour l’argent et le profit. Non pas que cela ne soit pas louable pour toute entreprise privée, mais ne trouvez vous pas qu’il y a là des sources de dérives potentielles quand cette règle est appliquée à la guerre. Du reste les exemples abondent en Irak de surfacturation et autres scandales en tout genre, le tout protégé par les amis du président américain, sur la vie de GI’s.

Bien sur certaines activités peuvent peut-être être délégué, mais certainement pas sur le terrain des opérations comme c’est aujourd’hui le cas. Des entreprises privées font sans doute un meilleur travail que les militaires dans certains domaines, ce qui permet aux militaires de se concentrer sur leurs métiers de base. Mais ces domaines doivent être identifié clairement, ne pas s’opérer sur un théâtre, ce qui implique de conserver toute la panoplie des compétences, même réduite, chez les militaires.

Bien entendu, cela implique que nos hommes politiques et nos opinions publiques acceptent d’expliquer pour les uns et de comprendre pour les autres que s’engager sur un théâtre d’opérations, de mener un combat, cela comporte des risques et que cela coûte, humainement et financièrement. Cela obligerait à plus de clarté, à plus de réflexion dans les actes, à définir des objectifs politiques clairs et à y mettre les moyens adaptés en conséquence, un chose qu’aucun gouvernement ne semble capable de faire depuis bien longtemps.

mercredi 26 mars 2008

Le mythe de l'Europe de la défense

26 03 2008

europe_defense.png« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! L’Europe ! L’Europe ! Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien », cela ne vous rappelle rien. C’est précisément la politique actuelle de notre chef de l’état en ce qui concerne la défense. Faire avancer la défense européenne est un noble objectif, mais il n’aboutira pas. Les anglais s’y opposeront toujours, les allemands, italiens, polonais et espagnol n’y voient pas d’intérêt, autre que celui de donner plus de pouvoir à la France, ce dont ils ne veulent pas. Ils sont très bien avec l’OTAN, et ne veulent rien changer. Alors ce n’est pas avec l’Europe que nous résoudrons nos problèmes de défense, en tout cas pas tout de suite.

La seule chose qui change est le désengagement des Etats-Unis de l’OTAN qui force l’Europe à se prendre plus en main. Sauf que les européens ne font rien. L’Europe est un nain politique, et rien de ce qui se passe actuellement ne le fera changer dans un horizon proche. La politique de défense est une notion partagée par un peuple et des dirigeants. L’Europe ne forme pas un peuple, nous ne sommes qu’un agrégat mal ficelé de peuple avec une petite histoire commune, sur 2 générations tout au plus. Cela ne forme pas une communauté d’intérêt, et cela ne permet pas d’orienter une politique de défense commune, ni une politique étrangère commune.

Au mieux on a quelques textes jamais mis en œuvre, quelques exercices communs, une Agence chargée des achats, mais en la matière l’OTAN est bien plus avancée que l’Europe sur ce sujet.

Bien sur il faut faire avancer ce dossier, construire patiemment cet édifice qui peut-être un jour tiendra debout. Mais c’est un combat de longue haleine, qui ne résoudra pas nos problèmes actuels de budget de la défense. Il n’y a pas de volonté commune pour faire l’Europe de la défense, seule la France, peut-être l’Allemagne la veule, et encore nous français la voulons sans doute pour palier à nos propre carences, ce qui explique en partie les hésitations de nos partenaires.

Update: Juste un petit ajout sur une chronique du site de Startfor. Je vous l'ai mis en PDF dans ce post car elle n'est disponible qu'une semaine sur leur site en accès libre. Cette chronique analyse d'un point de vue historique les changements récent de la politique étrangère française. un point de vue intéressant, a lire donc même si c'est en anglais .(le document est accessible via le petit trombone en bas du post)

Faut-il un second porte-avions ?

26 03 2008

second_PA.pngJe suis favorable à la construction d’un second porte-avions. Je me suis déjà exprimé dans ce blog et ailleurs sur ce point. Il se pourrait que je change d’avis. Non pas que je pense que cet équipement ne soit pas nécessaire, mais simplement qu’il faut comme je l’ai déjà dit, de la cohérence. Un second porte-avions est important, mais pas au point de bousculer la cohérence de toutes nos forces.

Je m’explique, le coût du second porte-avions varie entre 2,5 et 3,5 milliards d’Euros suivant les sources et ce que l’on prend en compte dans ce budget. Or ce n’est pas une paille en ces temps de disette. A quoi nous servira le porte-avions, si nous devons diminuer le nombre de frégates FREEM ? Doit-on échanger un PA contre 4 FREEM, 30 rafales et 35 000 hommes de l’armée de terre. Je n’en suis pas certain. J’aimerais que mon pays soit doté de cet outil, et qu’il évite ainsi la mauvaise passe qu’il traverse aujourd’hui, qui fait qu’il est pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, sans porte-avion déployable.

Penchons nous un instant sur ce porte-avions. Le calendrier de son chantier est calé sur la seconde IPER du Charles De Gaulle. Qui croit un seul instant que ce calendrier sera tenu. Ils ne le sont jamais, même pas sur des séries, donc techniquement maîtrisées. Alors on voudrait croire que sur un navire de cette taille d’un design nouveau il n’y aura aucun retard. Quand bien même il n’y en aurait aucun du point de vue technique, nos gouvernant se débrouilleront bien pour étaler le programme pour cause de manque de financement. Il est donc acquis que l’on aura encore une seconde IPER de notre porte-avions sans relève.

Pour le reste, c’est plus un constat de désolation, qu’autre chose. Encore une fois, il nous faut de la cohérence. Si le porte-avions nous coûte les frégates qui doivent l’accompagné, a quoi bon avoir le porte-avions. A ce prix là, il serait dommage qu’il soit coulé juste parce que aucune frégate AA ou ASM ne se trouvait à proximité. Et quid des avions. Nous aurons deux PA, mais un seul groupe aéronaval, cela ne fait pas un peu cher ? Notre marine ne doit pas se résumer à 4 ou 5 grosses unités et rien autour. Une marine, comme les autres armées, c’est un ensemble, faut-il que je le répète, cohérent.

Alors peut-être faut-il laisser tomber ce porte-avions, et utiliser ces fonds pour nous forger un outil de défense performant et en adéquation avec nos moyens et sans doute par la même réduire nos ambitions mondiales. Sinon il faudra y mettre le prix et je crains que nous n’en n’ayons ni les finances, ni la volonté populaire ou politique.

Je sais que je suis un peu pessimiste en ce moment, mais l’actualité de la défense ne me permet pas vraiment d’être d’une humeur contraire. Reste que je ne suis pas certain que l’annulation de ce programme permette de rationaliser notre défense pour faire que cet abandon ait au moins quelques effets positifs.

De mauvaise augure

26 03 2008

soldat_francais.pngCela vous semblera sans doute bizarre, mais je trouve enfin le temps d’écrire à nouveau sur mon blog, alors que je suis ….. en vacances ! Mis à part le fait que mon activité professionnelle a subit un gros pic, dont je ne vois pas encore la fin, j’avoue aussi que je manquais sans doute d’inspiration, alors à quoi bon ennuyer le monde ;)  Du reste, le retour à mes lecture et l’actualité me redonne le goût de l’écriture, alors allons-y gaiement !

J’avais fondé un certains nombres d’espoir sur nos nouveaux dirigeants, arrivée depuis l’élection présidentielle de mai 2007. Je ne peux pas encore dire que je suis déçu, mais je ne trouve pas que tout va dans la bonne direction.

Certes, il faut réformé, et l’institution militaire comme les autres. Le livre blanc va dans ce sens. Ceci étant dit, il ne faudrait pas que ce dernier ne soit que le paravent permettant de justifier une énième réduction de nos forces, à l’heure où il semble que les besoins n’aient jamais été aussi importants depuis la fin de la guerre froide.

Réduire le nombre d’implantation, pourquoi pas, cette notion de Base de Défense, n’est sans doute pas mauvaise, mais je me demande si elle ne va pas coûté plus qu’elle ne va économiser. Je suis entièrement d’accord avec le fait que l’armée n’est pas là pour faire de l’aménagement du territoire. Son rôle est de nous protéger, nous, notre territoire et nos intérêts. En cela, il est donc logique que l’on puisse réimplanter nos forces en fonction de nos impératifs de défense. Reste que passer de plusieurs centaines d’implantation à 90, risque de poser quelques problèmes de logement. Car même si l’on annonce une réduction des forces, il risque d’y avoir un peu d’embouteillage surtout pour l’armée de terre. Comment va-t-on loger un régiment de l’AdT dans une base aérienne qui n’a pas été conçu pour cela. Cela va demander des investissements conséquents qui risquent de supprimer les effets du regroupement pour longtemps. Cela pose donc question. Reste que cette question, n’est que d’ordre technique, et peut donc trouver une solution, sans doute par la vente des implantations abandonnées. On verra bien ce qu’il va advenir.

Mon plus gros sujet de préoccupation est plutôt la diminution drastique des forces qui semble se profiler. Là je crois qu’il faut tirer la sonnette d’alarme. Je trouve pour le moins étrange, au moment où nos forces sont éparpillées aux 4 coins du globe (plus de 33 000 en comptant ceux qui sont en Afrique), de vouloir réduire le nombre des hommes d’au moins 50 000. Certes, tous ne sont pas militaires, certes, tous ne vont pas partir tout de suite, mais quand même. Que l’on songe que les américains, anglais et autres membres de l’OTAN engagés en Afghanistan, ou en Irak disent qu’il faut plus d’hommes pour tenir le terrain, que la technologie et la RMA ne font pas tous, et nous tranquillement on réduit nos forces.

Faudrait savoir, comment peut-on tenir notre rang sans forces adéquates. Comment peut-on compter sans le nombre. C’est simple on ne comptera pas. Remarquez, ce n’est peut-être que le constat que de ce qui est déjà peut-être un fait. Quand on ne peut pas déployer plus de 6 chasseurs en Afghanistan, comment peut-on être pris aux sérieux par nos alliés.

Réduire nos forces n’est pas une manière de renforcer nos positions en sécurisant nos programme, c’est une manière de faire rentrer des ronds dans des carrés. C’est une vision comptable des choses, et qui plus est une vision à très court terme. Admettons que cela permette une gestion saine, en supprimant quelques programmes, et en réduisant nos forces, nous maintenons un ensemble cohérent, qu’arrivera-t-il quand les prochaines générations de matériel exploseront les budget, on réduira encore. Remarquez le seul avantage, c’est que comme cela lorsque, comme le disait Norman R. Augustine « en 2050, tout le budget du Pentagone servira a acheter un chasseur tactique qui servira 3 jours par semaine à l’USAF, 3 jours par semaine à l’US Navy et le dernier jour au Marines Corps », hé bien on aura tellement réduit les effectifs que l’on aura qu’un seul pilote pour cet avion !

Même si cela est exagéré, je ne pense pas que cette description des faits soit si éloignée que cela de la réalité. Les américains eux-mêmes en sont conscient. De 9 000 hélicoptères à la fin de la guerre froide, l’Army en a perdu 5 500, presque les deux tiers ! Et la liste est la même pour les autres armes. Que l’on songe en France. Dans les années 90, on nous expliquait que le seuil minimum pour les armées c’était en gros 450 avions de combats, 100 navires de guerre, et 1 000 chars. Je ne suis même pas sur que nous en sommes à la moitié actuellement. Alors même que nous n’avons jamais été aussi engagé à l’extérieur que depuis la fin de la guerre froide. A quoi tout cela rime-t-il ?

Quand est-ce que les politiques, et les citoyens de cette nation comprendront qu’une armée c’est comme une police d’assurance. Tout le monde râle pour la payer car elle ne sert à rien tant qu’il n’y a pas de sinistre. En revanche, une fois le sinistre arrivé, vous en pouvez plus revenir en arrière, c’est trop tard. Une armée c’est pareil, cela se construit et s’entretien sur la durée. Je regarde actuellement une série de documentaires sur Arte « The War » qui raconte d’une manière originale la seconde guerre mondiale. On se rend compte de la formidable mobilisation qu’il a fallut pour que les américains obtiennent une industrie de guerre et une armée digne de ce nom. Il leur a fallut au moins 2 ans pour obtenir ce résultat. Aurons-nous ce laps de temps pour le prochain conflit, qu’il soit majeur, « mineur », à nos portes où lointain, nul ne le sait, mais le fameux principe de précaution mis à toutes les sauces voudrait que l’on s’y prépare avec un peu plus de sérieux, et pas en essayant de juste tenir un budget. Une bonne gestion est nécessaire, car nos ressources sont limitées, et il faut donc tenir compte de cette réalité, il y a donc des réformes à engager, mais réformer ne veut pas forcement toujours dire réduire les forces et les programmes pour les faire coïncider avec nos besoins de réduction des déficits. On a balancé de l’argent par milliards ces derniers temps, et rien pour notre défense. A coté de cela on s’embarque dans un certains nombres d’opérations dont on ne voit pas forcement l’objectif, mais cela j’y reviendrait.

Faut-il réformer, bien sur, redistribuer les implantations militaires, oui encore, revoir les effectifs, pourquoi pas tant que l’on ne touche pas au combattants, ce qui ne sera pas le cas, mais ne pourrait-on pas augmenter aussi le budget, réexaminer tous les programmes et faire des choix ? Aujourd’hui j’ai l’impression que seule la logique de déflation ne prévaut au sein de notre exécutif, et j’ai peur que l’on se retrouve un jour dans la situation d’avoir une crise majeur et personne pour « assurer » cette crise.

lundi 11 février 2008

Histoire de l'US Navy Tome 1

11 02 2008

US_NAVY_T1.jpgJe suis en plein milieu d’une lecture assez intéressante. J’espère pouvoir vous en parler prochainement plus longuement, lorsque j’aurais fini, mais vu mon emploi du temps en ce moment, ce risque d’être long. Je vais donc vous livrer mes premières impressions du premier Tome sur l’histoire de l’US Navy par Jean Moulins, publié aux éditions Marines-Editions. Ce premier tome retrace l’histoire de la marine américaine de ces origines à la fin de la seconde guerre mondiale. Le second tome, quant à lui, s’occupe plus particulièrement de l’après-guerre à nos jours.

J’en suis à la moitié du premier tome, en plein milieu des combats du pacifique. Il faut rendre hommage au travail minutieux et exhaustif de l’auteur qui retrace minute par minute les combats. J’ai appris pas mal de choses, en particulier sur la période qui a précédé la création de l’US Navy, et sur les relations franco-américaines juste après la guerre d’indépendance. On voit notamment la conception mondiale de la stratégie US, qui dès le départ s’est affirmé. La marine a toujours conservé une force importante, même dans les périodes d’isolationnisme américain.

En revanche, le livre est souvent difficile à lire en ce qu’il ressemble parfois à un long inventaire de navire et de leurs actions. Je ne sais pas s’il était possible de faire autrement, mais parfois il est un peut ardu d’avoir une pleine page de nom de navire avec le nombre d’obus qu’ils ont reçu dans le combat, les fait sont un peu trop brut à mon goût pour être facile à digérer.

Mais je vais avancer, promis, et je vous ferais un compte-rendu à la fin. Rendez-vous dans quelques temps donc ! 8-)

mardi 05 février 2008

Equipements individuels du fantassin

5 02 2008

HS_RAIDS_26.jpgJe viens de finir de lire le dernier Hors Série de RAIDS consacré aux fusils d’assaut. Pour faire écho aux débats sur la faiblesse de l’équipement de base du fantassin dans l’armée de terre, il était assez surprenant de voir les légendes des photos de ce magazine. Je ne saurais pas dire si le fait d’avoir lu ça et là quelques article sur cette question a plus attiré mon attention, mais toujours est-il que l’auteur s’est fait un malin plaisir a pointer du doigts les équipements non règlementaires porté par les fantassins sur les photos.

Je ne sais pas non plus dire si cette question est à rapprocher de celle du passage à trappe des « petits programmes de cohérences » souvent sacrifié dans le budget, en particulier pour l’armée de terre, et qui mine sont efficacité. En effet, les équipements du type gilet pare-éclats, sac à dos, rangers, protège-genoux et autres effets de ce type sont-ils gérés dans ce budget ou dans un autre, mystère et boule de gomme.

J’ai du mal à me positionner sur ce débat. D’un coté, il convient d’éviter que les unités françaises ressemblent à une masse difforme, où chacun fait ce qu’il veut, en fonction de ces moyens. C’est je pense à terme, miner la cohésion des équipes et donc diminuer ce qui fait la force des armées : la discipline. D’un autre coté, il ne me semble pas normal que l’on ne fournisse pas à nos hommes un équipement performant qui allège leur fardeau au quotidien et leur permette de remplir au mieux les missions qui leur sont confiés. L’armée française est réputé pour son usage ingénieux du « système D », encore faut-il que cet usage ne devienne pas une règle sous prétexte que la hiérarchie, le pouvoir politique, et par voie de conséquence les citoyens se moquent comme de leur paire de chaussette de cette question. :-/

Cela me rappelle mon dernier séjour aux USA l’année dernière. Un soir en regardant la télévision, je suis tombé sur une émission d’investigation, du genre « Envoyé Spécial » suivi d’un débat. Le sujet était un mini-scandale sur la qualité des gilets pare-balles employé par l’armée US. Ce n’était pas le meilleur gilet qui aurait été sélectionné et donné aux « boys ». Il était assez symptomatique de voir cette question traité par un média important à une grande heure d’écoute. Les gens s’intéressaient à ces questions et militaient pour que leurs soldats aient un meilleur équipement. Je me suis demandé si cela pouvait arriver en France. Bien sur nous ne sommes pas en guerre, du moins pas au même niveau que les Etats-Unis, mais je doute qu’en France ce genre de débat émeuve l’opinion. La preuve en ce moment sur l’équipement individuel du combattant. Il se trouvera toujours un imbécile heureux pour dire « il a signé, il connaissait les risque, il est mort, tant pis pour lui ! » :-C

Navrant, mais cela résume assez bien pourquoi le débat sur la question d’une défense européenne ne passionne pas les foules. Nous ne voyons pas, ou ne voulons pas voir, le coût réel de notre défense. Enlevez complètement la protection américaine et tout le soutien qu’elle apporte. Mettez une bonne crise internationale qui nous menace, nous européens, directement, et alors vous verrez les même qui vilipendent les dépenses de défense venir nous dire « et alors les militaires, que faîtes-vous ?, pourquoi ne sommes nous pas protégé avec tout l’argent que l’on vous donne depuis des années à rien faire !» :-(

Navrant je vous disais ! ;-(

lundi 21 janvier 2008

Non je ne suis pas mort

21 01 2008

Tout est dit dans le titre. La nouvelle année commence, et eklle démarre fort sur le plan professionnel. Résultat, des déplacements, du boulôt à plus savoir qu'en faire. De tout cela je ne me plains pas, mais cela me laisse moins de temps pour poster sur mon petit blog.

Il me faut donc un peu de temps pour m'organiser et revenir vers vous avec régularité. Je sais que certains d'entre vous me lisent régulièrement, alors rassurez-vous, I'll be back , il faut juste être un peu patient.

En attendant, et comme le mois de janvier n'est pas encore fini, je vous souhaites à toutes et à tous une très bonne année 2008.

lundi 24 décembre 2007

Joyeux Noël

24 12 2007

joyeux-noel.pngA tous les soldats, marins et aviateurs en mission pour la France aux 4 coins du globe, je souhaite aujourd’hui un Joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année. J’ai une pensée pour ces femmes et ces hommes qui risquent leur vie au quotidien pour nous. Loin de leurs familles pour certains, et parfois dans des zones de combat, j’espère qu’ils auront la possibilité de passer un moment agréable, lorsque nous festoierons bien au chaud dans nos maisons et avec nos familles. Je pense aussi à tous ceux qui seront d’astreinte pour nous protéger ou nous soigner (médecins, infirmières, pompiers, policiers, gendarmes, militaires et j’en oublie sans doute). De même, j’aurais une pensée pour les familles de nos soldats morts en service cette année et dont les proches passeront un premier noël sans eux.

A tous donc JOYEUX NOEL, et une BONNE ANNEE.

dimanche 23 décembre 2007

Vacances

23 12 2007

houx.pngLes fêtes arrivent !

Comme beaucoup je vais prendre une semaine de repos. Je ne serais pas forcement en mesure poster de message cette semaine.

Je vous souhaites donc à tous un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d'année. Une petite pensée aussi pour nos soldats qui vont passer ce Noël loin de leur famille.

Bonnes fêtes à tous et à l'année prochaine 8-)

mardi 18 décembre 2007

Réactions au regroupement des Etat-majors

18 12 2007

pentagone.pngLes réactions au regroupement des états-majors militaires français et du MinDef en un seul lieu ont été nombreuses. Comme toute décision de ce genre, elle a ses partisans (dont je fais partie) et ses opposants. L’un des arguments opposés est le déplacement des militaires de bâtiments historiques prestigieux. En gros, il est affirmé que à force de diminuer le prestige de la Nation, on fini par convaincre l’homme de la rue que l’Etat est moins important que d’autres acteurs (économiques par exemple), et qu’il est donc moins respectable. C’était le sens de la citation de M.Merchet lorsqu’il dit "Passé un certain seuil, l'abaissement de l'Etat face aux puissances d'argent et d'image peut entraîner celui du quidam. (...) Ses rituels de majesté, c'est aussi notre liberté de citoyen. Quand un ambassadeur de France regagne son poste à Singapour, Rome ou New York en classe éco, tandis que les chefs d'entreprise, directeurs de banque et communicants voyagent dans le même avion en première classe, on peut dire d'avance qui, dans leur pays de résidence, tient le haut du pavé".

Je comprends l’argument, mais je ne pense pas qu’il soit forcement recevable dans ce cas précis. Il est normal que l’Etat Français garde un certain « standing » afin d’en imposer aux autres, cela je le conçois. Mais d’une part, je ne pense pas que cela doive se faire au détriment de son efficacité, hors les locaux de l’hôtel de la Marine ne sont pas du tout adapter à la mission de l’EM actuel. J’en sais quelque chose, j’y ai travaillé pendant mon service national. Un bâtiment moderne, avec des locaux adaptés à l’informatique ne serait pas du luxe. Je me souviens de serveurs qui tombaient régulièrement en panne, car il n’y avait pas de place pour les loger dans des locaux adaptés (électricité, réseau et climatisation). Ensuite d’autre part, je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un superbe monument historique comme siège, donne plus de crédit à notre défense nationale. Il me semble que des navires de combats, des avions, des hommes bien formés sont autrement plus crédible qu’un bâtiment en plein cœur de Paris.

Pour compléter ma réponse j’ai envi de répondre aux 4 arguments avancés dans son post du 13 décembre:

"1) Faire des économies ? C'est le but affiché. Mais il va falloir construire un nouveau bâtiment, sans doute de très grande taille. Ce sera cher, d'autant qu'il faudra y installer des sites aussi sensibles que le CPCO (centre de préparation et de commandement des opérations) ou le COFN (centre opérationnel des forces nucléaires) avec tous les réseaux de transmissions sécurisées afférents. Pour financer la construction et le déménagement, il faudra donc vendre le patrimoine historique (Hôtel de la marine, îlot Saint Germain, etc) à des groupes d'investisseurs privés. J'ai dit hier tout le mal que je pensais de cette affaire."
Il est en général tenu pour acquis que les réformes coutent souvent de l’argent à mettre en place et celle-ci ne devrait pas faire exception. Effectivement, la construction d’un grand bâtiment adapté aux besoins militaires et sécurisés coutera de l’argent. Mais en général on investi pour ensuite générer des économies. Les économies attendues sur le long terme sont donc plus importantes que les dépenses pour les financer. Et encore on ne parle que d’argent, et pas de bénéfice opérationnel qui compte aussi dans une telle réforme. Reste effectivement à trouver l’argent pour financer cette réforme, argent, dont le ministère manque. Dans l’article du Figaro, il était fait mention de la vente d’une partie du terrain ou serait construit le futur EM. Rien n’est indiqué sur les sites actuels. Je préférais aussi que ces sites historiques restent dans le giron de l’Etat et en ce sens je rejoins M. Merchet sur ce point.

"2) Améliorer les conditions de travail et l'efficacité ? Force est de constater que de nombreux officiers d'état-major travaillent dans des conditions sommaires. Rue Royale, il n'est pas rare que plusieurs capitaines de vaisseau partagent un bureau étroit, glacial en hiver et surchauffé en été. Peu de choses y ont évolué depuis que Maupassant y avait son ... L'endroit est beau, mais guère confortable. Dans l'armée de terre, de nombreux services s'entassent désormais dans des préfabriqués posés dans la cour de l'Ecole militaire... La bonne idée est sans doute de déconcentrer le maximum de choses (et donc de gens) en province, comme l'a fait l'armée de l'air avec son plan Air 2010. Avec l'idée, simple mais intelligente, de choisir des villes reliées entre elles par le TGV : Bordeaux, Tours, Metz, Lyon et Paris."
On est donc tous d’accord sur le fait que les locaux ne sont pas adapté donc ;-) , mais imaginer les frais de déplacement et le temps perdu si les personnes sont dispersés aux 4 vents. Je travaille dans une entreprise qui pour des raisons historiques et opérationnelles est très dispersé, et bien d’expérience, je peux vous dire que c’est galère. Bien sur il y a la messagerie, le mail, le chat et la visio, mais cela ne remplace jamais tout à fait les « vrai réunions ». Quant on a une infrastructure centralisé, il serait dommage de la décentralisé de la sorte. Les déplacements sont une perte de temps, d’argent, et génère des risques inutile. Alors à part gonfler les comptes de la SNCF, je ne vois pas vraiment l’intérêt.

"3) Montrer qui est le patron ? Et cela a deux niveaux : le ministre de la défense (MinDef) et le chef d'état-major des armées (Cema). En regroupant autour de lui les états-majors et les grands services, le MinDef veut reprendre la main, en particulier vis-à-vis du Cema doté depuis 2005 d'importants pouvoirs. Celui-ci pourrait être tenté de traiter directement avec le président de la République, qui est le chef des Armées. Le Cema entend, lui, transformer les différents chefs d'état-majors (Terre, Air, Mer) en véritables adjoints, éventuellement moins "étoilés" que lui. L'interarmisation serait ainsi poussée jusqu'au bout et les chefs d'état-majors cesseraient d'être les patrons de leurs armées. En regroupant tout le monde dans un même lieu, on espère redistribuer le pouvoir."
Effectivement, je pense que c’est un des objectifs de la réforme, et je suis d’accord avec, donc là encore je n’ai pas de problème. Si on renforce l’interarmisation, on permettra à nos armées d’avoir les mêmes services, mais pour un coût moindre. Je pense que cal va donc dans le bon sens. Quand au sens politique de savoir qui va être le patron, je ne suis pas sur que le regroupement changera fondamentalement la donne des petites guéguerres que se livrent les armées et les services centraux. L’expérience américaine du pentagone montre que le regroupement de tout le monde en un lieu unique n’a pas fait taire les querelles de clocher.

"4) En finir avec les traditions ? Le mythe américain fonctionne à plein. Un Pentagone à Balard, voilà qui fait moderne. Gageons que, dans de nombreuses réunions, la langue de travail sera bientôt l'anglais, au fur et à mesure que la France réintégrera l'Otan."
On sent donc que l'auteur est opposé à la politique actuelle de rapprochement avec l’OTAN, parce qu’a part cela, je ne vois pas vraiment la pertinence de l’argument. Critiquer cette réforme au motif qu’elle serait faite pour copier le modèle américain est aussi idiote que l’encenser parce copiant ce même modèle. Les américains ont sur certains points des choses à nous apprendre, tout comme l’inverse est vrai. Ne faisons pas ce que nous leur reprochons, à savoir ne pas tenir compte des avis et expériences des autres.

Si rassembler tout les EM et le MinDef en un seul lieu est générateur d’économie et de meilleur fonctionnement, ce que je crois à terme, alors faisons le, et cessons de rester ancré dans notre « glorieux » passé, dans de magnifique bâtiment que nous n’avons plus forcement les moyen d’entretenir, pendant que nos forces s’affaiblissent. Allons de l’avant, sans renier notre histoire et nos spécificités, mais sans que celles-ci ne nous freine dans notre avancée.

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